Reprise économique ? Seuls les riches en profitent20/05/20152015Journal/medias/journalnumero/images/2015/05/2442.jpg.445x577_q85_box-0%2C104%2C1383%2C1896_crop_detail.jpg

Leur société

Reprise économique ? Seuls les riches en profitent

Le 13 mai, l’Insee annonçait que la croissance de l’économie française, mesurée par celle du produit intérieur brut, avait « fait un bond »… de 0,6 % au premier trimestre au lieu du 0,4 % attendu.

Ce serait la progression la plus forte depuis le printemps 2013. Du coup, pour la presse et pour le gouvernement « la reprise est bien là » et « la France est enfin parvenue à accrocher son wagon au train de la reprise mondiale. » Et après la publication du chiffre de l’Insee, le CAC 40 s’est envolé, surclassant tous les indices des Bourses européennes.

Ce « rebond » de la croissance de l’économie française serait dû, notamment, à une « forte hausse de la consommation des ménages » grâce à la chute des prix du pétrole, à la baisse de l’euro face au dollar qui favorise les exportateurs, et à la politique de baisse des taux d’intérêt de la Banque centrale européenne qui rend l’achat immobilier et l’investissement en Bourse plus accessibles… à ceux qui en ont les moyens. Car les banques ne prêtent qu’aux riches.

Consultés par un institut de sondage pour savoir ce qu’elles pensaient du chiffre de croissance publié par l’Insee, 70 % des personnes interrogées ont répondu qu’il s’agissait à leur avis d’une amélioration ponctuelle qui ne durera pas. Et pour cause. Car d’amélioration, même ponctuelle, et de « forte hausse de la consommation », l’immense majorité de la population n’en a pas vu la couleur. Elle est plutôt confrontée au contraire aux plans de licenciements, au chômage, aux restrictions et à l’appauvrissement, autrement dit à l’approfondissement de la crise. Ce que médias et politiciens appellent la reprise est d’abord et surtout celle des profits et des dividendes et ne bénéficie qu’aux plus riches.

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