La Poste – Toulouse : ras la casquette !11/03/20152015Journal/medias/journalnumero/images/2015/03/2432.jpg.445x577_q85_box-0%2C104%2C1383%2C1896_crop_detail.jpg

Dans les entreprises

La Poste – Toulouse : ras la casquette !

Jeudi 5 mars, plus d’une centaine de postiers de Toulouse et de sa banlieue se sont retrouvés pour manifester devant les locaux de la direction départementale de La Poste, à l’appel de l’intersyndicale CGT-FO-SUD. Le rassemblement s’est poursuivi dans les locaux de la direction, qui a bien dû se rendre à l’évidence : la course au profit sur le dos des postiers, ça ne passe pas…comme une lettre à la poste.

En grève depuis le 23 février, les facteurs de Balma, en banlieue est de Toulouse, largement présents au rassemblement, refusent le projet de délocalisation de leur activité sur deux autres établissements, situés de l’autre côté du périphérique. Pour La Poste, c’est d’abord une juteuse opération immobilière qui se profile et l’occasion, au passage, de supprimer quelques emplois comme elle le fait à chacune de ces réorganisations que les facteurs subissent depuis des années. Cerise sur le gâteau, cette véritable attaque contre les conditions de travail des postiers de Balma est prévue alors que le chiffre d’affaires du bureau a augmenté de 22 % en 2014 !

La détermination des grévistes à ne pas se laisser déplacer comme des pions a, à juste raison, justifié la solidarité des postiers d’autres établissements : les travailleurs du Centre financier de La Poste de Toulouse ont signé massivement une pétition de soutien et collecté 221euros pour les grévistes. Ceux de Saint-Alban, en banlieue nord, ont fait grève par solidarité et pour s’opposer à un nouveau mauvais coup de La Poste qui vise à rallonger leur journée de travail, en supprimant au passage la pause de 20 minutes prévue pendant la tournée. Et ceux du quartier de la Côte Pavée à Toulouse, en grève à plus de 50 %, sont venus également en soutien.

Face à la direction qui a tenté de jouer la division, les facteurs ne s’en sont pas laissé conter. « On est là pour tout ! » : emplois supprimés, épuisement au travail, accidents à répétition, mépris de l’encadrement.

En exprimant ainsi le mécontentement général, quels que soient leur bureau et les mauvais coups qu’ils subissent, les postiers ont montré qu’ils n’étaient pas dupes des manœuvres de la direction, qui s’en prend avec méthode aux emplois et aux conditions de travail, ville après ville, établissement après établissement, pour grossir les profits. Cette mobilisation en appelle d’autres.

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