CHU de Nancy : non au retrait d’un jour de congé04/03/20152015Journal/medias/journalnumero/images/2015/03/2431.jpg.445x577_q85_box-0%2C104%2C1383%2C1896_crop_detail.jpg

Dans les entreprises

CHU de Nancy : non au retrait d’un jour de congé

Jeudi 26 février, à l’appel de la CGT et de FO, 150 agents ont occupé la salle où se déroule le comité technique d’établissement (CTE), pour protester contre le projet de la direction de supprimer un jour de congé annuel.

Devant les représentants de la direction, près d’une dizaine d’agents ont pris la parole pour dénoncer cette mesure, et plus généralement les conditions lamentables dans lesquelles ils doivent effectuer leur travail et prendre en charge les malades. Les manifestants ont organisé un vote contre le projet, et du coup la direction a préféré annuler le CTE.

La direction prend prétexte de l’intégration de la maternité régionale dans le CHU depuis le 1er janvier 2014 pour supprimer ce jour de congé, qui avait été concédé au personnel lors des négociations sur les 35 heures. Comme la maternité ne bénéficie pas de ce jour de congé, sous prétexte d’équité, la direction veut le supprimer à 8 000 agents du CHU ! L’équité consisterait plutôt de l’accorder aux 600 agents de la maternité qui ne l’ont pas ! En tout cas cela montre que la direction n’est pas gênée de renier sa parole et qu’elle est prête à revenir sur tous les avantages acquis dans le passé, même si elle prétend aussi se mettre en accord avec la réglementation.

Au-delà de ces misérables prétextes, la réalité c’est que la direction veut faire des économies par tous les moyens. La suppression d’un jour de congé en est un. Il y a aussi les restructurations incessantes des services pour supprimer des postes. Et maintenant la fermeture de l’école d’infirmières de Brabois, celle de l’école de sages-femmes et celle de l’école des cadres viennent d’être annoncées.

Le déficit du CHU (45 millions d’euros) est devenu le maître mot du directeur général pour justifier les mesures d’économies. Il est pourtant la preuve que le CHU n’a pas les moyens de fonctionner correctement tandis que l’argent de l’État est détourné vers les caisses du patronat par le biais des aides telles que le CICE (20 milliards d’euros par an).

Depuis plusieurs années, le personnel encaisse les coups, tente au quotidien de faire son travail du mieux qu’il peut dans des conditions dégradées, mais l’écœurement est général. La suppression d’un jour de congé est la goutte d’eau qui a fait déborder le vase. C’est une très bonne chose que la colère monte, car seule la mobilisation du personnel permettra d’imposer que cessent ces attaques et que l’argent public aille au service public.

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