Législative partielle du Doubs : Faire entendre le camp des travailleurs28/01/20152015Journal/medias/journalnumero/images/2015/01/2426.jpg.445x577_q85_box-0%2C104%2C1383%2C1896_crop_detail.jpg

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Législative partielle du Doubs : Faire entendre le camp des travailleurs

L'élection législative partielle du Doubs vise à élire un remplaçant à Moscovici, nommé à la Commission européenne. Celui-ci poursuit sa carrière de politicien au service des capitalistes, dans la Commission de l'homme de droite Juncker.

Michel Treppo, ouvrier à l'usine Peugeot Sochaux, est le candidat de Lutte Ouvrière dans cette circonscription ouvrière, une des plus ouvrières du pays, marquée par l'industrie automobile et les licenciements.

Les usines Peugeot de Sochaux sont passées de 40 000 ouvriers à la fin des années 1970 à un peu plus de 10 000 aujourd'hui. Une ville comme Sochaux a dépéri, passant de 7 000 à 4 000 habitants.

Sortant de son château de Montretout, Le Pen est venue faire un tour à la porte des usines Peugeot pour y dénoncer « le péril islamiste ». Mais ce qui fait mourir la région, ce n'est pas le péril islamiste, mais le péril du chômage !

C'est le capitalisme qui ferme les usines, précarise le travail, accroît les cadences de production sur les chaînes. C'est la pression capitaliste qui fait que ceux qui ont encore un travail n'en peuvent plus, pendant qu'une fraction toujours plus importante des travailleurs est réduite au chômage.

Après Le Pen, c'est le Premier ministre Valls qui est venu à Audincourt soutenir le candidat socialiste. Interrogé par le journal l'Est républicain, il s'est félicité que « l'État a été très présent... pour sauver PSA. Pierre Moscovici y a joué un rôle important. Maintenant que le marché automobile va un peu mieux, je dis à la direction de PSA... qu'il est temps que cela se traduise par le développement de l'emploi. »

Valls se moque du monde ! Car justement, en ce moment, le nouveau PDG de PSA, Tavares, fait le tour des usines du groupe en répétant aux syndicats qui l'interrogent le même discours en substance : « Mon problème n'est pas de faire de l'emploi, c'est de faire du cash. »

Quant à l'État, il a été présent, ça oui ! En aidant PSA à faire passer son plan de 11 000 suppressions d'emplois, en injectant de l'argent dans le capital de PSA alors que la famille Peugeot, qui en a tiré toute sa fortune, n'a pas voulu y mettre un centime.

Parmi les autres candidats, le Front de gauche fait campagne sur le thème de « Debout la gauche ! » pour « redonner l'espoir ». Il a le soutien du MRC de Chevènement et du NPA.

Dans cette campagne, nous voulons faire entendre le camp des travailleurs. « Une candidature ouvrière pour une circonscription ouvrière », tel est l'axe d'une campagne qui rencontre l'assentiment de nombreux travailleurs de PSA, des sous-traitants ou encore des retraités ou des nombreux chômeurs que l'exploitation capitaliste a poussés hors de l'usine.

Comme le disait une dame, « les riches sont comme des rois et il ne faut plus que ça soit le cas ». Elle a raison. Certes, on ne renverse pas les rois avec des bulletins de vote. Il faudra des luttes puissantes, massives, débordantes, pour changer la société et le rapport de force entre les travailleurs et les exploiteurs.

Mais cela commence d'abord dans les têtes. Le vote Lutte Ouvrière est un vote de fierté ouvrière. Avec ce bulletin de vote, on peut taper du poing sur la table.

Et, si nombreux sont les électeurs de la quatrième circonscription à faire ce geste, ce sera le signe qu'une fraction des travailleurs est consciente de ses intérêts et affirme sans complexe ses revendications et ses exigences face aux politiciens qui nous saoulent de « compétitivité », de « coût du travail » ou de « concurrence internationale ».

Etienne Hourdin

Suivre la campagne : http://www.lutte-ouvriere.org/en-regions/franche-comte/election-legislative-partielle/

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