Sanofi, Quetigny : Sixième semaine de grève10/12/20142014Journal/medias/journalnumero/images/2014/12/2419.jpg.445x577_q85_box-0%2C104%2C1383%2C1896_crop_detail.jpg

Dans les entreprises

Sanofi, Quetigny : Sixième semaine de grève

Les travailleurs de Sanofi Quetigny près de Dijon entamaient lundi 8 décembre leur sixième semaine de grève. Ils sont encore un noyau dur de soixante personnes déterminées. Cela sans compter le soutien des travailleurs ayant repris le travail, comme le montre le fait que bon nombre d'entre eux fassent un débrayage de deux heures tous les jours. Une telle ténacité est un exemple.

Lors de la semaine précédente, les nerfs de chacun ont été mis à contribution. Des cadres, envoyés par la direction chaque matin, sont venus inciter les grévistes à reprendre le travail. Ils expliquaient que c'était leur intérêt et qu'ils devraient bien se rendre compte que « la grève ne leur rapporterait rien ». Ce petit jeu a duré toute la semaine, jusqu'à ce que les grévistes les envoient balader vendredi, en leur disant : « Ou vous faites grève, ou vous dégagez ! »

Décidés à ne pas rester sur place sans rien faire, la plupart des grévistes ont pris la décision de quelques actions visant à s'adresser à la population, d'une part, en rédigeant des tracts expliquant leur lutte, et d'autre part en organisant une manifestation dans la ville de Quetigny le mercredi 3 décembre. Les résultats ont dépassé les espérances, car il y a eu beaucoup de marques de solidarité de la part des passants, notamment des soutiens financiers. Suite à cette journée, des retraités de Quetigny ont mis en place un collectif de soutien. Cela a été très bien reçu. Ils ont pu permettre aux grévistes d'avoir des salles municipales, des soutiens financiers, et ont fait des distributions de tracts pour eux.

La sixième semaine de grève s'annonçait rude et les marques de solidarité sont appréciées. Personne n'aurait pu prévoir que la grève dure si longtemps, mais les travailleurs de Quetigny ont conscience que leur grève est un véritable symbole aux yeux de l'ensemble des travailleurs de Sanofi, menacés dans leur emploi et dans leur salaire, alors même que leur employeur est un des riches patrons de France.

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