PSA, Sochaux : Précarité et flexibilité05/11/20142014Journal/medias/journalnumero/images/2014/11/2414.jpg.445x577_q85_box-0%2C104%2C1383%2C1896_crop_detail.jpg

Dans les entreprises

PSA, Sochaux : Précarité et flexibilité

Le 1er septembre, la direction de l'usine PSA de Sochaux invoquait une baisse de ses ventes pour annoncer la mise en place d'une demi-équipe et le renvoi de 300 ouvriers intérimaires à compter de début novembre.

Pour les intérimaires, l'espoir d'un renouvellement de contrat s'envolait, avec le retour à Pôle emploi et des conditions d'existence encore plus difficiles. Quant à une partie des embauchés, les changements d'affectations et d'horaires de travail chamboulent leur vie en dehors de l'usine. Pour ceux qui restent dans la demi-équipe, moins de voitures à produire par heure n'est pas une sinécure, mais un nombre d'opérations à réaliser équivalent à la charge de deux postes de travail au lieu d'un.

À Sochaux aussi, pour accréditer cette prétendue baisse des ventes, la direction a imposé des jours de « chômage fiscal ». Les ouvriers de l'usine ne sont pas dupes et n'approuvent ni le renvoi des intérimaires, ni de perdre sur leur paie pendant les jours de chômage.

Course aux profits oblige, le 3 novembre, alors que la demi-équipe n'avait même pas démarré, la direction a déjà annoncé le retour à une équipe complète­ au début janvier 2015, et le recrutement de 300 intérimaires y compris parmi ceux qu'elle vient de mettre dehors ! Elle prétend cette fois que c'est parce que les commandes augmenteront.

Une puissante réaction des travailleurs serait bien la seule chose que la multimilliardaire famille Peugeot n'aurait pas volée.

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