SOS Éducation nous écrit29/10/20142014Journal/medias/journalnumero/images/2014/10/une2413.jpg.445x577_q85_box-0%2C104%2C1383%2C1896_crop_detail.jpg

Leur société

SOS Éducation nous écrit

Dans un mail adressé à Lutte Ouvrière, l'association SOS Éducation nous prie d'informer nos lecteurs qu'elle ne se considère pas comme « proche des milieux d'extrême droite » ni des « fondamentalistes religieux », comme la présentait l'article consacré par Lutte Ouvrière du 24 octobre à l'exposition « Zizi sexuel ». Dont acte.

SOS Éducation se présente en effet comme un groupement de citoyens n'étant rattaché à aucun groupe politique ou confessionnel, oeuvrant seulement à « sauver l'école ». Parmi ses fondamentaux, les « dix commandements » que l'on peut lire sur la page d'accueil de son site, figurent le retour à de « vrais cours de morale et de civisme ». En 2007, s'adressant aux candidats à l'élection présidentielle, l'association déclarait : « Notre langue, notre culture et les valeurs fondatrices de notre pays ne survivront pas si le désastre continue dans nos écoles. »

SOS Éducation veut aussi « diminuer le pouvoir »des syndicats, les « empêcher de bloquer la situation ». Dans un discours prononcé en 2009 à Lyon lors d'une assemblée régionale de l'association, une des responsables, Isabelle Hannart, demandait que les dirigeants de l'administration « arrêtent d'obéir aux syndicats ». Elle y faisait aussi le décompte des enseignants non affectés sur un poste enseignant, ou occupant des fonctions syndicales, et arrivait ainsi à un total de « 14 élèves par classe » en moyenne. Voilà qui permettait de conclure que l'Éducation nationale représenterait un gouffre budgétaire et que l'école aurait trop de professeurs et trop de moyens.

À ces fondamentaux de l'association s'ajoutent des campagnes, comme celle qui dénonçait déjà en 2007 l'exposition « Zizi sexuel », celle contre la « théorie des genres » au printemps de cette année, ou encore, en 2005, celle pour le retrait de cinq livres scolaires, dont un un manuel d'histoire qui aurait fait selon elle la part trop belle au communisme.

Munis de ces informations, nul doute que nos lecteurs pourront apprécier pleinement le caractère de SOS Éducation.

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