Solvay, site chimique de Belle-Étoile (Rhône) : Quand les travailleurs se mobilisent, ça commence à payer11/06/20142014Journal/medias/journalnumero/images/2014/06/une2393.jpg.445x577_q85_box-0%2C104%2C1383%2C1896_crop_detail.jpg

Dans les entreprises

Solvay, site chimique de Belle-Étoile (Rhône) : Quand les travailleurs se mobilisent, ça commence à payer

Sous prétexte de compétitivité, pour réaliser des économies de quelques centaines de milliers d'euros annuels, la direction de Solvay a décidé de fusionner deux salles de contrôle et de supprimer 18 postes de travail sur le site de Belle-Étoile.

Deux mois après sa mise en place, la colère a éclaté parmi les salariés en 5x8, suite à la surcharge de travail qu'elle entraînait comme aux difficultés de poser ses repos, aux changements fréquents d'équipe du fait des sous-effectifs, aux pressions de la hiérarchie sur le temps de prise de repos. Et pour corser le tout, la direction voulait faire redémarrer une ligne de production sans effectif supplémentaire.

Mardi 3 juin, l'équipe de l'après-midi s'est mise en grève, suivie par l'équipe de nuit et les suivantes. La grève s'est poursuivie jusqu'au vendredi 22 heures, bloquant la production malgré les pressions et le chantage patronal.

Tout n'est pas résolu à long terme, mais le problème des repos a été réglé pour quelques mois par l'intégration de techniciens dans la « tourne » des équipes. Deux jours de travail par an sont supprimés et une prime compensant le temps de travail supplémentaire effectué lors des passations de consigne a été accordée.

Au-delà de ces petites avancées, le plus important pour l'avenir a été la solidarité et l'entente dans la lutte des salariés pour leurs intérêts communs, alors qu'ils avaient des difficultés à s'entendre dans les premiers mois de la fusion des deux salles de contrôle. Ce sont ces liens qui sont le meilleur résultat de cette grève.

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