Privas : Mobilisation lycéenne05/06/20142014Journal/medias/journalnumero/images/2014/06/une2392.jpg.445x577_q85_box-0%2C104%2C1383%2C1896_crop_detail.jpg

Leur société

Privas : Mobilisation lycéenne

Lorsque des élèves du lycée Vincent-d'Indy de Privas ont appris il y a quelques semaines qu'un de leurs camarades était sans papiers et sous le coup d'une obligation de quitter le territoire, ils sont tombés des nues. Gor Norsoyan est arménien, arrivé à Privas avec sa famille il y a deux ans, et parfaitement intégré dans sa classe de première, avec pour ambition de faire des études de droit. Mais depuis qu'il est majeur, il est devenu expulsable, et la procédure est engagée.

Un de ses camarades, choqué de cette menace, a lancé une pétition pour demander la régularisation du jeune homme et d'autres l'ont relayée. Des contacts ont été pris avec le Réseau éducation sans frontières. Puis, encouragés par le grand succès de la pétition (1 200 signatures, soit 1/8e de la population de la ville), les lycéens ont décidé d'organiser une manifestation, la première de leur vie pour beaucoup d'entre eux, le vendredi 23 mai. Environ 500 personnes, pour l'essentiel des lycéens, ont défilé ce jour-là dans les rues de la ville avant d'aller pique-niquer en musique sous les fenêtres de la préfecture.

Une délégation a été reçue par le préfet, auquel elle a transmis une seule exigence : le droit de Gor à rester en France parmi les siens, c'est-à-dire sa famille, ses amis et son lycée. Le préfet a donné oralement la garantie qu'il ne procédera pas à l'expulsion tant que des procédures de recours sont en cours... mais ensuite ? Il n'y a en réalité aucune garantie légale pour l'avenir. Seule peut peser la mobilisation.

Partager