Travailleurs pauvres : Les bas salaires ne permettent même pas de se loger23/04/20142014Journal/medias/journalnumero/images/2014/04/une2386.jpg.445x577_q85_box-0%2C104%2C1383%2C1896_crop_detail.jpg

Leur société

Travailleurs pauvres : Les bas salaires ne permettent même pas de se loger

Contrairement aux préjugés antipauvres, l'immense majorité des personnes qui vivent à la rue ou dans un centre d'hébergement d'urgence sont ou ont été des travailleurs.

Une étude de l'Insee montre que 90 % des 66 300 SDF recensés ont travaillé au cours de leur vie, mais aussi qu'un quart travaillent actuellement, avant tout dans le bâtiment ou la restauration pour les hommes et dans les services pour les femmes. Cependant ils ne touchent pas assez pour pouvoir se loger. Parmi eux, 60 % gagnent moins de 900 euros par mois et « la majorité ont un emploi sous contrat précaire, voire sans contrat de travail du tout pour 22 % d'entre eux. Tout concourt à ce qu'ils ne trouvent pas de toit », explique l'Insee. Par contre leurs patrons, eux, font des bénéfices en maintenant ces salariés dans la pauvreté.

Loin des clichés répandus sur les « assistés », 40 % des travailleurs SDF sont à la recherche d'un emploi. Mais leurs difficultés sont nombreuses dans un pays qui compte cinq millions de chômeurs. Un tiers sont en mauvaise santé, d'autres ne savent pas lire ou écrire. Les dépenses de transport ou de communication (téléphone, Internet) sont un obstacle, ne serait-ce que pour se rendre à un entretien d'embauche. Un quart des SDF à la recherche d'un emploi mentionnent le manque de vêtement convenable pour aller voir un employeur.

Pour espérer seulement pouvoir vivre comme de simples travailleurs, les plus démunis n'ont que des obstacles à surmonter, dans une société inhumaine qui ne fait de cadeaux qu'aux plus riches,.

Partager