États-Unis, peine de mort : Un degré supplémentaire dans la barbarie23/04/20142014Journal/medias/journalnumero/images/2014/04/une2386.jpg.445x577_q85_box-0%2C104%2C1383%2C1896_crop_detail.jpg

Dans le monde

États-Unis, peine de mort : Un degré supplémentaire dans la barbarie

Des militants américains contre la peine de mort se sont mobilisés lundi 22 avril pour s'opposer à l'exécution imminente d'un condamné dans l'État de l'Oklahoma. Ils dénonçaient la peine elle-même, mais aussi les conditions particulièrement barbares dans lesquelles elle risquait d'être pratiquée.

Aux États-Unis, la quasi-totalité des exécutions se font par injection d'un cocktail médicamenteux létal mais, depuis quelques mois, les stocks du principal produit utilisé dans ce cocktail se raréfient. Les entreprises pharmaceutiques européennes qui le fournissaient auparavant refusent désormais de le vendre, pour cet usage, aux États pratiquant la peine de mort.

Face à cette situation, l'État de Washington a décidé d'un moratoire sur les exécutions, celles-ci ont aussi été bloquées dans l'Arkansas. Le Sénat du Kansas a prévu d'examiner l'abolition de la peine de mort pour la remplacer par la prison à perpétuité, comme l'ont déjà fait dix-huit États américains. D'autres États en revanche ont choisi le système D, franchissant un pas supplémentaire dans la barbarie institutionnalisée.

Ces États s'échangent donc des doses létales, règlent en espèces, pour ne pas laisser de traces, les entreprises de préparation en pharmacie qui les livrent, refusent de révéler la composition exacte des cocktails utilisés. Depuis le mois de janvier, deux exécutions (dans l'Ohio et dans l'Oklahoma), réalisées avec des cocktails létaux nouveaux, se sont déroulées dans de longues souffrances pour les condamnés.

Aux États-Unis, la pendaison a été remplacée par la chaise électrique, puis par l'injection létale, pour des raisons prétendument d'humanité. Mais les témoignages ont toujours été nombreux pour dénoncer les souffrances dans lesquelles les condamnés mouraient. La peine de mort est une barbarie d'État, quelle que soit la méthode, et la seule réponse humaine est son abolition.

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