Clermont-Ferrand : 300 emplois menacés29/01/20142014Journal/medias/journalnumero/images/2014/01/une2374.jpg.445x577_q85_box-0%2C104%2C1383%2C1896_crop_detail.jpg

Dans les entreprises

Clermont-Ferrand : 300 emplois menacés

Jeudi 23 janvier, 150 salariés des groupes de presse La Montagne venant des centres les plus menacés, notamment ceux d'Orléans et de Nevers, ont manifesté à Clermont-Ferrand devant le siège social. Ils se sont retrouvés devant des grilles fermées et face à de nombreux CRS barrant l'entrée de l'immeuble.

Dans la soirée du 28, deux dirigeants du centre de Saran, près d'Orléans, ont été enfermés dans leurs bureaux par le personnel en colère. Il y a de quoi : non seulement 78 postes seront supprimés, mais on leur annonce des indemnités de licenciement dérisoires de 7 500 euros.

Pendant que la direction recevait une délégation de journalistes et imprimeurs des autres journaux du groupe, dont La République du Centre, L'Yonne républicaine et Le Journal du Centre, une partie des 400 employés du site clermontois ont débrayé une heure.

Avec ses 2.000 salariés La Montagne est l'un des plus importants groupes de presse de province. Il diffuse bien au-delà de l'Auvergne, sur quatorze départements. La direction veut supprimer au moins 230 emplois dans l'immédiat, chiffre pouvant monter jusqu'à près de 300. Elle prétend que ce serait à cause de la baisse des ventes sur papier au profit du numérique, et de la baisse des recettes publicitaires. Les « exigences du marché «, dit encore la direction, poussent à développer de nouvelles technologies, pour être lu sur smartphones et tablettes et par l'affichage numérique.

Voilà les prétextes invoqués pour essayer de justifier la fermeture de l'imprimerie de La République du Centre, à Saran dans le Loiret, et les centaines de suppressions de postes, avec des départs volontaires évidemment non remplacés. C'est de cette façon que direction et actionnaires espèrent faire passer le chiffre d'affaires du numérique de 2 à 10 %, soit de 4 à 24 millions d'euros.

Ce groupe de presse dont La Montagne est le fleuron se porte bien. Pour maintenir et même augmenter encore les profits, la direction, au nom de la sauvegarde de l'emploi, manoeuvre en réalité pour en supprimer.

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