TVA : Les classes populaires rackettées par l'État20/11/20132013Journal/medias/journalnumero/images/2013/11/une2364.jpg.445x577_q85_box-0%2C104%2C1383%2C1896_crop_detail.jpg

Leur société

TVA : Les classes populaires rackettées par l'État

La TVA est un impôt que chaque salarié, chaque chômeur, chaque retraité paie systématiquement sur toutes ses dépenses de consommation, pour manger, se déplacer, se cultiver ou se divertir. Pour un grand nombre de produits ou de services achetés, le taux normal de 19,6 % s'applique, quel que soit le revenu de l'acheteur. Seuls certains produits bénéficient d'un taux réduit : 2,1 % pour les médicaments remboursés par la Sécurité sociale et pour les journaux ; 5,5 % pour les produits alimentaires considérés comme de première nécessité (le champagne et le caviar en sont exclus !), le gaz et l'électricité, les cantines scolaires, les livres ; 7 % pour les transports en commun.

Les ménages les plus pauvres utilisent chaque mois tous leurs revenus ou presque en dépenses de consommation. Par conséquent, la part de ces revenus ponctionnée par l'État au titre de la TVA est bien plus grande pour eux que pour des ménages aisés. Dans le cas d'un couple avec deux enfants gagnant 36 000 euros net annuels (soit deux salaires de 1 500 euros), la TVA ampute 13 % des revenus, alors qu'elle ne dépasse pas 6,30 % pour un couple avec deux enfants gagnant 100 000 euros net par an. Plus généralement, les dépenses fiscales totales d'un ménage à petits revenus sont proportionnellement bien plus importantes que celles d'un ménage aisé : 24 % du budget contre 17 % dans l'exemple précédent.

On entend souvent dire qu'un Français sur deux ne paie pas d'impôt. C'est un grossier mensonge ! Plus de la moitié des recettes de l'État résultent de la TVA et de la taxe sur les produits pétroliers (TIPP), et pour cela, il rackette toute la population. Il envisage d'augmenter encore la TVA à partir de janvier 2014. Mais plus généralement, ce sont tous ces impôts indirects, TVA et TIPP, que les couches populaires n'ont aucune raison de payer.

Partager