Michel Étienne20/11/20132013Journal/medias/journalnumero/images/2013/11/une2364.jpg.445x577_q85_box-0%2C104%2C1383%2C1896_crop_detail.jpg

Notre camarade

Michel Étienne

Notre camarade Michel Étienne, enseignant à la retraite, est brutalement décédé. Il allait avoir 66 ans.

Michel Étienne, nous l'appelions entre nous Viala, avait commencé à militer pour les idées communistes révolutionnaires il y a près de quarante ans à l'Insa de Toulouse, où il faisait partie d'un petit groupe que formaient nos camarades dans cette école d'ingénieurs.

Michel était passionné de sciences. Il aimait faire partager cette connaissance, avec modestie et patience, mais aussi avec une culture qu'il entretenait sans cesse. Aux camarades qu'il côtoyait, il a communiqué le goût de se cultiver, de comprendre notamment au travers de visites d'expositions ou de sites préhistoriques.

Pendant des années, Michel a diffusé nos idées auprès des mineurs de Carmaux. À l'époque où les mines ont fermé, il fallait un courage et une détermination politiques certains pour affirmer que la défense des conditions de salaire et de vie des travailleurs de Carmaux ne devait pas se confondre avec la défense du « charbon français ». Cela lui avait même valu des échanges vifs avec certains militants syndicaux, mais également le respect de la plupart, pour son opiniâtreté et sa constance dans la défense de ses idées.

Après la fermeture de la mine il a continué à discuter avec certains de ceux qu'il avait côtoyés pendant toute cette période. Il y a trois semaines encore, il avait rencontré le porte-parole de l'ex-LCR dans le Carmausin, ancien de la mine, qui nous a transmis un émouvant message de solidarité.

Par la suite, Michel avait fait profiter de son expérience politique les camarades de l'hôpital de Toulouse. Ils avaient pu apprécier sa rigueur et sa ténacité, mais également son humour pince-sans-rire.

Michel nous a représentés dans le Tarn pendant plus de trente ans, en étant jusqu'en 2012 candidat aux différentes élections dans ce département.

Avec Michel, « Viala », nous perdons un camarade, un de ceux qui ont contribué à faire exister Lutte Ouvrière. Son combat continue.

Nous assurons sa compagne, sa famille et ses proches de toute notre affection.

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