Turquie : Grève victorieuse chez Leroy Merlin13/11/20132013Journal/medias/journalnumero/images/2013/11/une2363.jpg.445x577_q85_box-0%2C104%2C1383%2C1896_crop_detail.jpg

Dans le monde

Turquie : Grève victorieuse chez Leroy Merlin

Cet article est traduit du journal Sınıf Mücadelesi de nos camarades de l'UCI – Turquie

Une grève a touché en octobre les centres commerciaux Leroy Merlin d'Ankara et de Bursa, où 400 salariés travaillent pour ce patron français installé en Turquie. Par la voix de leur syndicat Sosyal-Is, relié à la confédération syndicale Disk, ils ont exigé la compensation sur leurs salaires de la perte de 15 % de pouvoir d'achat due à l'inflation.

La grève a débuté le 3 octobre, mais elle avait été décidée dès avril, après les négociations sur la convention collective qui avaient débouché sur de nombreux désaccords. Le syndicat demandait 7 % d'augmentation de salaire pour la première année, ainsi qu'une prime représentant vingt jours de travail, soit 100 livres turques (environ 45 euros) d'aide pour les deux fêtes annuelles, qui serait venue s'ajouter aux primes de transport et de nourriture déjà acquises, et 200 livres (environ 90 euros) d'aide famille et chauffage. Le patron, lui, ne proposait que 4,5 % d'augmentation.

Bien décidés à aller jusqu'au bout, les grévistes ont participé à toutes les décisions prises aux différents stades de la grève. Ils ont reçu de nombreux soutiens, notamment celui de familles venues faire leurs courses dans le centre commercial, menaçant de boycotter Leroy Merlin.

Tant et si bien que le patron a dû céder après seize jours de grève. L'accord prévoit 6 % d'augmentation la première année, puis une augmentation basée sur l'inflation les deux années suivantes. Une aide sociale de 500 livres (environ 200 euros) s'y ajoute. Un « conseil de travail » devra être consulté en cas de sanctions disciplinaires pouvant déboucher sur un licenciement. Les conditions de travail et les droits des salariés devraient de surcroît être mieux garantis.

Un succès pour la première grève de ces salariés de centres commerciaux.

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