Lycée Charlemagne : Une mobilisation réussie23/10/20132013Journal/medias/journalnumero/images/2013/10/une2360.jpg.445x577_q85_box-0%2C104%2C1383%2C1896_crop_detail.jpg

Leur société

Lycée Charlemagne : Une mobilisation réussie

Au lycée, la nouvelle des expulsions de Khatchik et de Leonarda a très vite soulevé la colère des lycéens. Pour beaucoup, il était incompréhensible de voir un gouvernement de gauche faire la même politique que la droite en matière d'expulsion des jeunes scolarisés sans papiers. Mais très rapidement, l'incompréhension a fait place à la révolte.

Après une diffusion de tracts du syndicat lycéen FIDL (proche du PS) et un rassemblement au rectorat de Paris le mercredi 16 octobre auquel se sont joints plusieurs dizaines de lycéens de Charlemagne, le lycée a été bloqué les jeudi 17 et vendredi 18 octobre. Pour convaincre les indécis de rejoindre la mobilisation, des assemblées générales ont été organisées dans la rue, réunissant 150 à 300 participants sur les 700 lycéens.

Avec deux autres lycées tout proches, Sophie-Germain et Victor-Hugo, les lycéens se sont lancés dans une manifestation improvisée pour rejoindre les défilés centraux parisiens. Ce cortège des lycées du quartier du Marais réunissait 250 jeunes le jeudi et deux fois plus de monde le vendredi. Les cortèges étaient dynamiques et joyeux aux cris de : « Éducation, pas la prison – Éducation, pas d'expulsion ». Certains passants et automobilistes témoignaient de leur sympathie.

Samedi 19 octobre, le jour de début des vacances scolaires, lors d'un sit-in devant le lycée, les annonces de Hollande ont été saluées... par des huées.

Pour la plupart des lycéens de Charlemagne, cette mobilisation est une première, qui en a étonné plus d'un et fait réfléchir beaucoup. À coup sûr, cette expérience de lutte laissera des traces auprès de ceux qui y ont participé.

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