Espagne : La dégradation de la santé s'amplifie28/08/20132013Journal/medias/journalnumero/images/2013/08/une2352.jpg.445x577_q85_box-0%2C104%2C1383%2C1896_crop_detail.jpg

Dans le monde

Espagne : La dégradation de la santé s'amplifie

En Espagne, au niveau national, en cumulant les politiques de restrictions budgétaires des différentes régions (communautés), c'est près de 7 milliards qui ont été économisés sur le système de santé depuis 2010, à coups de fermetures de centres de soins ou de réduction des heures d'ouverture, de réductions drastiques de personnel, de privatisations.

Et les conséquences sur la santé de ces politiques de restriction budgétaire ainsi que les mesures de privatisation sont de plus en plus catastrophiques pour la population. Les grévistes des hôpitaux, les manifestants des « marées blanches » de la fin de l'année 2012 le dénonçaient déjà. Les chiffres officiels sont éloquents.

En chirurgie, les délais d'attente pour une opération continuent de s'allonger : souvent plus de six mois, par exemple, pour une prothèse de hanche, six mois à coup sûr pour une opération de la cataracte. D'après les dernières statistiques parues, plus de 571 000 personnes étaient en attente d'une opération en décembre 2012, 35 000 de plus que six mois plus tôt. À Madrid, ou dans la communauté de Valence, les listes d'attente ont augmenté de près de 20 % en six mois.

Et ces chiffres ne prennent pas en compte tous ceux, de plus en plus nombreux, qui ont renoncé à ces soins car ils ne peuvent pas en payer la part, de plus en plus importante, qui est à leur charge. Payer pour une prothèse ou le transport par ambulance est hors de portée pour des pensionnés et des retraités qui bénéficiaient auparavant de la gratuité.

Le gouvernement tente d'atténuer sa responsabilité en faisant porter le chapeau aux communautés, qui gèrent les comptes de la santé. Mais la cause de cette aggravation, c'est le choix de réduire les dépenses publiques afin de mettre de plus en plus d'argent à disposition des banques.

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