SNCF - Auvergne : On ne nous transporte pas, on nous roule14/08/20132013Journal/medias/journalnumero/images/2013/08/une2350.jpg.445x577_q85_box-0%2C104%2C1383%2C1896_crop_detail.jpg

Dans les entreprises

SNCF - Auvergne : On ne nous transporte pas, on nous roule

De semaine en semaine, des milliers de voyageurs subissent les conséquences de la vétusté du réseau et du matériel SNCF, notamment sur la ligne Clermont-Ferrand-Paris. Le mauvais état de certaines portions de voies oblige les trains à ralentir, quand il ne s'agit pas aussi de pannes de locomotives. D'où l'accumulation de retards de plus en plus gênants sur les trajets.

C'est la conséquence évidente d'une politique menée depuis des années par tous les gouvernements, qui consiste à supprimer des milliers de postes de cheminots, sans pour autant modérer les tarifs pour les voyageurs. Il en résulte un entretien insuffisant du matériel et des voies.

Quant aux voyageurs, on se contente de leur dire qu'il s'agit « d'incidents d'alimentation électrique », de « la panne d'un autre train devant », ou encore « des difficultés de gestion du trafic ».

En région Auvergne, comme dans bien d'autres, les suppressions de lignes dites secondaires se multiplient, entraînant des allongements considérables de la durée des voyages. C'est le cas des transversales Clermont-Ferrand-Bordeaux ou Clermont-Ferrand-Nantes, où les trajets dépassent les huit heures !

Des travaux de modernisation sont enfin entrepris sur des lignes locales, notamment autour de Clermont-Ferrand, mais c'est l'ensemble du réseau qui est vétuste et l'état général dégradé. Des lignes continuent à être suspendues ou définitivement supprimées. Récemment, le Cévenol, train direct de Clermont-Ferrand à Marseille, a été supprimé, ce qui a provoqué la colère des usagers. Ils ont manifesté à maintes reprises dans les différentes gares de la ligne. Car, à la place, il leur faut utiliser des bus, plus lents et moins sûrs, ou des taxis bien trop chers. Il y aurait bien une troisième voie, si l'on peut dire : venir de Marseille en passant par Lyon, et inversement. Seulement l'absence de correspondance commode entraîne un voyage de presque toute une journée, à un tarif souvent prohibitif !

Les dirigeants de la SNCF sont imaginatifs pour trouver des noms différents aux mêmes trains baptisés : Corail, Téoz, Intercités ou même Volcan ! Mais ce n'est pas cela qui améliore la situation et satisfait les besoins des voyageurs.

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