Australie : La chasse aux immigrés08/08/20132013Journal/medias/journalnumero/images/2013/08/une2349.jpg.445x577_q85_box-0%2C104%2C1383%2C1896_crop_detail.jpg

Dans le monde

Australie : La chasse aux immigrés

Trente et un Africains sont morts noyés le 27 juillet avant d'atteindre l'île de Lampedusa, comme cela se produit régulièrement. Mais il n=y a pas qu'en Méditerranée que les migrants venus de pays pauvres sont refoulés, parfois violemment, ni que des migrants périssent avant d'atteindre les côtes de pays leur apparaissant comme un Eldorado.

Au large de l'Australie, de tels drames se produisent également. Dans ce pays, à deux mois des élections et en difficulté dans les sondages, le gouvernement travailliste vient d'annoncer un renforcement des mesures anti-immigrés. Ceux qui arrivent à débarquer sur le territoire australien seront dorénavant renvoyés vers des centres de rétention en Papouasie-Nouvelle-Guinée, a annoncé le Premier ministre vendredi 19 juillet. Apprenant la nouvelle, des migrants détenus au centre de rétention de Nauru, une île sous tutelle de l'Australie, se sont révoltés et échappés.

Comme les pays européens, l'Australie attire des pauvres de divers pays en quête d'un avenir meilleur. Il s'agit surtout d'Iraniens, d'Irakiens, de Sri-Lankais, d'Afghans ou de Pakistanais. Beaucoup passent par l'Indonésie pour gagner les côtes australiennes, dont celles de la petite île Christmas. Les morts sont nombreux, du fait de la vétusté des embarcations.

Depuis le début de l'année, 15 000 demandeurs d'asile seraient parvenus en Australie, un pays de 22 millions d'habitants, grand comme quinze fois la France, donc largement sous-peuplé !

Le gouvernement prend ces mesures anti-immigrés par pure démagogie électoraliste, face à une opposition de droite qui le taxe de laxisme. Mais fort de sa fibre travailliste, le gouvernement pousse l'hypocrisie jusqu'à présenter ses mesures, telles les primes pouvant aller jusqu'à 140 000 euros pour la dénonciation de passeurs, comme ayant un caractère humanitaire, puisque visant à éviter les morts de migrants.

Personne n'est dupe et Amnesty International a justement dénoncé « le jour où l'Australie a décidé de tourner le dos aux plus vulnérables de la planète ».

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