Collège Jean-Zay – Dunkerque : Non à la fermeture de la Segpa !14/02/20132013Journal/medias/journalnumero/images/2013/02/une2324.jpg.445x577_q85_box-0%2C104%2C1383%2C1896_crop_detail.jpg

Leur société

Collège Jean-Zay – Dunkerque : Non à la fermeture de la Segpa !

Au collège Jean-Zay de Dunkerque, les enseignants ont appris le mardi 22 janvier la fermeture de la Segpa (Section d'enseignement général professionnel adapté). Cette fermeture interviendrait progressivement à partir de la rentrée 2013, en commençant par la sixième.

La Segpa de Jean-Zay scolarise 59 élèves en grandes difficultés scolaires ou présentant des troubles de l'apprentissage, de la 6e à la 3e. Ces élèves ont la possibilité de suivre des cours adaptés à leur niveau, en petits groupes, avec comme objectif d'intégrer un lycée professionnel. Des enseignants spécialisés, notamment instituteurs et professeurs de lycée professionnel, assurent les cours.

Cette annonce a particulièrement indigné l'ensemble du personnel car il n'y a aucune raison à cette fermeture : sur les 60 places disponibles, 59 sont occupées. La section fonctionne en plus très bien, puisque près de 100 % des élèves obtiennent leur premier vœu d'orientation en lycée professionnel.

Les raisons invoquées par le rectorat sont ouvertement financières : il faut fermer certaines Segpa et concentrer les élèves sur d'autres, alors que 5 % des élèves seraient en situation de handicap dans l'académie du Nord-Pas-de-Calais et que la moyenne nationale est de 3 %. Fermer les structures qui accueillent des élèves en difficulté pour ramener ce chiffre à la moyenne nationale - camoufler sans rien résoudre - voilà l'orientation qu'a trouvée le gouvernement !

Sans la Segpa de Jean-Zay, des élèves auront bien du mal à intégrer les autres Segpa de l'agglomération, déjà bien remplies, et viendront grossir les effectifs déjà surchargés des classes de collèges. Suivant les cours avec difficultés, le risque est grand qu'ils se retrouvent en échec scolaire.

Très rapidement, les enseignants et les parents d'élèves se sont mobilisés. Des tracts appelant à une journée « collège mort » ont été distribués. Et le 5 février, sur la totalité des élèves du collège, seuls deux élèves se sont présentés. Ces deux dernières semaines, les enseignants et les parents ont multiplié les interventions pour alerter la presse et les élus et faire signer des pétitions contre cette fermeture.

Ils sont bien décidés à poursuivre la lutte. D'autres actions sont prévues en lien avec d'autres Segpa menacées dans l'académie. Ce ne sont pas les économies voulues par le rectorat et le gouvernement qui doivent primer. Les Segpa du Nord-Pas-de-Calais ne doivent pas fermer.

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