Nouvel hôpital de Calais : Équipement moderne et beau décor ne suffisent pas02/01/20132013Journal/medias/journalnumero/images/2013/01/une2318.jpg.445x577_q85_box-0%2C104%2C1383%2C1896_crop_detail.jpg

Dans les entreprises

Nouvel hôpital de Calais : Équipement moderne et beau décor ne suffisent pas

À Calais, il a fallu attendre plus de dix ans pour que soit enfin réalisé le projet d'un nouvel hôpital. Trouver le budget pour sa construction, dans une zone particulièrement déficitaire en matière sanitaire, n'était pas une priorité pour les gouvernements. Aussi quand l'hôpital a enfin ouvert en septembre dernier, il a été accueilli favorablement par la population, contente de découvrir un bâtiment lumineux, spacieux, bien décoré, situé au milieu de jardins et doté d'un équipement perfectionné.

Bien que soulagé de quitter les locaux vétustes et étriqués de l'ancien établissement, le personnel avait pourtant déjà compris, avant même d'avoir déménagé, qu'il y avait maldonne : la quantité de travail supplémentaire, induite par une surface doublée et par l'ouverture de nouveaux services, ne serait pas compensée par l'embauche de personnel. Et, de fait, aujourd'hui tout le monde est surmené, d'autant plus que la modernité de l'hôpital attire un plus grand nombre de patients de la région. Ceux-ci ont souvent du mal à comprendre que, dans un hôpital tout neuf, ils doivent patienter si longtemps avant d'être pris en charge.

Quant au directeur, qui était si fier d'affirmer dès les premiers jours d'ouverture que les urgences accueillaient désormais 120 à 130 personnes par jour au lieu de 90, voilà qu'il s'excuserait presque maintenant en prétendant qu'une telle hausse de 30 % était imprévisible. Sa fameuse « réorganisation » du travail, qu'il vantait comme solution miracle, a signifié surtout une intensification du travail. Aussi le mécontentement couve dans beaucoup de services et de catégories.

Pour ne pas finir sur les rotules, les travailleurs hospitaliers devront imposer l'embauche de personnel.

Ceux qui ont fait grève le vendredi 21 décembre ont eu bien raison d'exprimer leur mécontentement.

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