Clinique Urbain V -- Avignon : Grève pour les salaires02/01/20132013Journal/medias/journalnumero/images/2013/01/une2318.jpg.445x577_q85_box-0%2C104%2C1383%2C1896_crop_detail.jpg

Dans les entreprises

Clinique Urbain V -- Avignon : Grève pour les salaires

Vendredi 21 décembre, les grévistes de la clinique Urbain V à Avignon entamaient leur cinquième jour d'une grève très largement soutenue par tous les travailleurs de l'établissement et animée par des militants de la CFDT. Au deuxième jour, 90 % des 200 salariés étaient en grève.

Les grévistes ont ressenti comme une provocation les quatre ou cinq euros d'augmentation mensuelle que la direction vient de leur annoncer, qui s'ajoutent à l'apparition de sanctions disciplinaires. Ils réclament que les salaires suivent au moins la hausse des prix. Et ils dénoncent le manque de personnel, les absences non remplacées. Beaucoup, comme les auxiliaires puéricultrices, ont des salaires proches du smic et certains sont employés à temps partiel et en CDD, comme les femmes de ménage. Le salaire horaire d'un infirmier de bloc opératoire après plus de vingt ans d'ancienneté n'atteint pas les 14,50 euros de l'heure.

Quant au manque de personnel, il est en ce moment flagrant dans certains services où, à la suite de la réquisition ordonnée par le préfet pour atteindre les effectifs théoriques normaux, il y a davantage de travailleurs qu'en temps ordinaire. Ce qui prouve bien qu'il faut embaucher.

Urbain V appartient au groupe Vitalia, qui avec une cinquantaine de cliniques, est le deuxième groupe de cliniques privées en France après la Générale de santé. C'est dire qu'il ne manque pas d'argent pour donner satisfaction aux salariés. Mais pour satisfaire les actionnaires, il ne recule devant aucune petite mesquinerie, aux dépens aussi des patients : par exemple, il continue de prélever indûment neuf euros à chaque malade, facturés comme frais d'assistance aux démarches administratives, cela malgré un rappel à l'ordre de l'Assurance-maladie en août dernier.

Une réunion est prévue le 2 janvier avec la direction pour discuter des revendications.

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