Belfort-Montbéliard : Avalanche de licenciements...26/12/20122012Journal/medias/journalnumero/images/2012/12/une2317.jpg.445x577_q85_box-0%2C104%2C1383%2C1896_crop_detail.jpg

Dans les entreprises

Belfort-Montbéliard : Avalanche de licenciements...

Chez Vistéon à Rougegoutte (Territoire de Belfort), qui emploie 560 travailleurs en CDI à fabriquer des planches de bord pour Peugeot Sochaux et Mulhouse, la quasi-totalité des intérimaires, soit 300, ont été licenciés en octobre et novembre. Ils pointent maintenant à Pôle emploi, avec les milliers d'autres licenciés de toutes les entreprises de l'automobile, à commencer par la plus grosse fabrique... de chômeurs, Peugeot, mais aussi Faurecia et toutes les usines sous-traitantes qui se débarrassent des intérimaires, CDD et prestataires, comme bon leur semble.

À ceux-là, s'ajoutent tous les plans de licenciements. 85 sur 260 CDI chez Trevest (sièges et tapis) à côté de Sochaux. Le transporteur Buffa, qui comptait encore 280 chauffeurs il y a deux ans, en a licencié 40 au début de l'année et vient d'annoncer 90 licenciements supplémentaires.

...effet boule de neige sur les salaires

Tous ces licencieurs font partie de grands groupes, dont les actionnaires ont accumulé des profits année après année. En faisant exploser le chômage, ils répandent aussi la pauvreté et la misère dans les quartiers et les villes ouvrières de la région. À Belfort, parmi la population active de 24 000 personnes, 5 000 sont au chômage.

Et si 10 000 Belfortains doivent vivre en dessous du seuil de pauvreté, ce n'est pas seulement à cause de la faiblesse des indemnités et du RSA, des retraites ouvrières qui sont misérables, mais aussi à cause des salaires minables que les patrons n'ont encore de cesse d'attaquer, les baisses engendrées par le chômage partiel ne leur suffisant pas. Ainsi, c'est par exemple Voestalpine à Fontaine (découpe et emboutissage) qui fait le chantage à l'emploi et vient de dénoncer l'accord sur les 35 heures. Il faudrait travailler 38 heures payées 35 ; et c'est seulement si l'usine fait 5 % de bénéfices que les trois heures restantes seraient payées !

Chez Eurocast, fonderie d'aluminium, les 110 travailleurs restant en CDI ont sué toute l'année le même tonnage que quand ils étaient 170, en horaires 3 x 8 imposés. Contre une direction qui en demande toujours plus, sans vouloir rien accorder sur les salaires, une grève unanime de deux jours, début décembre, a permis d'obtenir une augmentation pour tous de 60 euros et une prime de 500 euros pour 2013.

Ici au moins, l'année s'est bien terminée.

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