Espagne : Chez Iberia, plan de haut vol contre les salariés14/11/20122012Journal/medias/journalnumero/images/2012/11/une2311.jpg.445x577_q85_box-0%2C104%2C1383%2C1896_crop_detail.jpg

Dans le monde

Espagne : Chez Iberia, plan de haut vol contre les salariés

La compagnie d'aviation Iberia a annoncé la suppression de 4 500 emplois, soit près du quart de ses effectifs. S'appuyant sur la dernière réforme du Code du travail, elle ajoute que les indemnisations de licenciement maximales correspondront à une année de salaire et qu'elle envisage, pour le personnel restant, de réduire les salaires de 25 à 35 %. Elle vient de préciser que les salaires des pilotes et personnels de bord de moyen et court vol seraient alignés sur ceux de la compagnie Vueling, ce qui correspondrait à une baisse de 47 et 58 %. Par ailleurs, elle compte réduire le nombre de ses vols de 15 % et se centrer sur les destinations rentables. Iberia justifie ces mesures par les pertes qu'elle connaît du fait de la crise et de la concurrence des compagnies low cost.

Iberia a fusionné en 2011 avec la British Airways dans le holding International Airlines Group (IAG) qui ne se porte pas si mal et qui vient de lancer une OPA sur Vueling dont il contrôle déjà 46 % des parts. Autant dire que les actionnaires ne semblent pas sur la paille. Les syndicats ont dénoncé ce plan de licenciements.

La direction menace de mesures plus draconiennes s'il y a grève ou un refus de signer de la part des syndicats d'ici le 31 janvier. Elle promet juste de limiter le développement de la ligne low cost Iberia Express (14 avions) qu'elle a créée en mars dernier, ce qui avait provoqué une grève pour dénoncer des salaires encore plus bas dans cette compagnie que ceux de Vueling.

La ministre du Développement espagnole, qui doit rencontrer la direction d'Iberia, a déjà fait savoir que le gouvernement n'interviendrait pas sur cette décision. Partout en Espagne des travailleurs, des mieux aux plus mal payés, sont licenciés ou voient leurs salaires réduits. À Iberia comme ailleurs, ils devront user de la force dont ils disposent pour mettre un coup d'arrêt à une politique qui ne vise qu'à leur faire payer les frais de la crise.

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