Transport Infrastructures Gaz France -- Pau : Promesse de patron, promesse de larron26/09/20122012Journal/medias/journalnumero/images/2012/09/une2304.jpg.445x577_q85_box-0%2C104%2C1383%2C1896_crop_detail.jpg

Dans les entreprises

Transport Infrastructures Gaz France -- Pau : Promesse de patron, promesse de larron

Le 3 août puis le 14 septembre, 80 % des 460 travailleurs de TIGF (Transport infrastructures Gaz France) se sont mis en grève pour imposer à Total, à qui TIGF appartient encore, le respect de ses engagements. Ils s'apprêtent à recommencer du 28 septembre au 2 octobre.

Depuis fin juillet, le bruit a filtré que Total voulait vendre sa filiale pour 2,8 milliards d'euros. Si TIGF est effectivement vendu, plus question de pouvoir compter sur la mobilité interne au groupe et sur les autres avantages que Total s'était engagé à conserver à tous ceux qui s'étaient fait muter dans la filiale.

TIGF emploie aujourd'hui 460 salariés, dont 320 à Pau. Cette filiale a été créée en 2005, avec pour mission la construction et l'exploitation des infrastructures gazières du groupe, assurant le transport et l'alimentation dans quinze départements du Sud-Ouest, vers l'Espagne, et 22 % de la capacité de stockage du pays. En janvier dernier, Total avait encore imposé à 140 autres salariés de changer de contrat de travail pour rejoindre TIGF, avec les mêmes promesses sur les avantages du groupe. Le 24 septembre, Total a pratiquement confirmé sa volonté de céder sa filiale en annonçant qu'il voulait céder de 15 à 20 milliards de dollars d'actifs et ne démentant pas la vente de TIGF.

Si TIGF est vendu, toutes les promesses s'envolent. D'où le sentiment de trahison qu'ont exprimé les travailleurs de TIGF en se mettant en grève le 3 août puis le 14 septembre. Ils ne sont pas prêts à se laisser faire : il est prévu quatre jours de grève, du 28 septembre au 2 octobre. Total fait un milliard d'euros de bénéfices par mois, mais les actionnaires en veulent encore plus. Pas question que ce soit sur le dos des travailleurs !

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