Le 22 avril, votez et faites voter pour Nathalie Arthaud19/04/20122012Journal/medias/journalnumero/images/2012/04/une-2281.gif.445x577_q85_box-0%2C9%2C172%2C231_crop_detail.png

Editorial

Le 22 avril, votez et faites voter pour Nathalie Arthaud

Le dimanche 22 avril au soir, une fois le premier tour de l'élection présidentielle terminé, s'arrêtera le droit accordé aux électeurs d'exprimer une opinion au plus près de leurs convictions. Au deuxième tour, ne resteront en lice que deux candidats, probablement Sarkozy et Hollande.

Toutes les institutions de la bourgeoisie comme tous les grands médias formatent l'opinion publique à l'idée que seul le deuxième tour compte puisque c'est lui qui désignera le futur président de la République. Mais, à ce deuxième tour, on n'aura le choix qu'entre deux hommes dont chacun gouvernera en fonction des intérêts des possédants, du grand patronat et des banquiers. Autant dire que les travailleurs et les exploités ne pourront plus faire entendre leur propre voix.

Tous ceux qui veulent exprimer dans cette élection non seulement leur rejet de Sarkozy, mais aussi le rejet de tout le système économique et social, ne peuvent le faire qu'au premier tour.

Lutte Ouvrière appelle les électeurs des classes populaires à voter pour Nathalie Arthaud, la seule candidate qui se revendique des idées communistes et qui dénonce non seulement les serviteurs politiques du système mais ses maîtres, la classe capitaliste. Un système où ceux qui produisent et font tout fonctionner vivent le plus mal, pendant que de riches parasites qui ne font rien d'utile amassent des fortunes de plus en plus grandes.

Ce système ne dépend pas de la personnalité ou de l'étiquette politique du locataire de l'Élysée. Le véritable pouvoir appartient, non pas à ceux qu'on nous autorise à élire, mais aux grands possédants, les Arnault, Dassault, Bettencourt, Pinault, Bolloré, Bouygues, Peugeot ou Lagardère, aux conseils d'administration, qui exercent une véritable dictature sur leurs entreprises et par là sur toute l'économie. Eux, ils ne sont soumis à aucune élection. Leur pouvoir ne vient pas de bulletins de vote mais de l'argent, de leurs capitaux. Pourtant, ce sont ceux-là qui ont le pouvoir exorbitant de fermer une entreprise ou de la délocaliser, de licencier, de décider des salaires. Ce sont eux qui décident souverainement ce qu'ils produisent en fonction de ce qui leur rapporte du profit, même si leur choix ne répond pas aux besoins de la société. Ils peuvent, tout aussi souverainement, consacrer leurs capitaux à spéculer plutôt qu'à produire.

C'est cette situation, ce rapport de classe, que protègent toutes les institutions. Ils ne peuvent pas être remis en cause par des élections dans le cadre de ces institutions. Ils ne pourront être remis en cause que par un bouleversement profond du système, par la révolte consciente de tous les exploités.

Alors, plutôt que de se préoccuper de qui sera le prochain président de la République, les travailleurs ont intérêt à montrer par leurs votes qu'ils ne croient pas à la duperie de cette élection. Ils ont intérêt à montrer qu'ils savent que, quel que soit l'élu, le grand patronat aura toujours les mains libres pour licencier, pour aggraver le chômage, pour détruire le peu d'acquis sociaux existants. Et, si nous les laissons faire, ils continueront à faire payer aux travailleurs la crise de leur économie.

Quelle que soit l'issue de l'élection, nous aurons à nous battre pour défendre notre peau. Lutte Ouvrière présente Nathalie Arthaud, pour défendre dans cette élection un certain nombre d'objectifs qu'il sera indispensable d'imposer dans les luttes futures.

Pour résorber le chômage, il faut interdire les licenciements et répartir le travail entre tous sans diminution de salaire. Il faut imposer à l'État de créer des emplois utiles dans tous les services publics.

Il faut une augmentation générale des salaires et des retraites, et leur indexation sur les hausses de prix.

Il faut enfin imposer la levée du secret industriel et commercial, afin que les travailleurs puissent se donner les moyens de contrôler les entreprises. Ce contrôle est indispensable pour empêcher les patrons de prendre des décisions nuisibles à leurs travailleurs ou à la collectivité.

Tous ceux qui sont d'accord avec ces objectifs doivent l'exprimer par leur vote. Ils ne doivent pas se laisser détourner par les sirènes du soi-disant vote utile. Le vote utile a toujours été l'arme de ceux qui ne veulent rien changer et veulent faire taire ceux qui ne se résignent pas.

Alors, le 22 avril, il faut que tous les travailleurs conscients votent et fassent voter pour Nathalie Arthaud !

Éditorial des bulletins d'entreprise du 16 avril

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