La campagne de Hollande : Des promesses concrètes... pour les patrons05/04/20122012Journal/medias/journalnumero/images/2012/04/une-2279.gif.445x577_q85_box-0%2C8%2C172%2C231_crop_detail.png

Leur société

La campagne de Hollande : Des promesses concrètes... pour les patrons

Devant les dirigeants d'entreprise de la CGPME, François Hollande a précisé ses intentions concernant leurs problèmes de patrons et ses propositions pour diminuer leurs charges.

Concernant l'impôt sur les sociétés, il a rappelé qu'il veut le moduler en fonction de leur taille. Ce serait 15 % d'impôt sur les bénéfices pour les très petites, 30 % pour les petites et moyennes et 35 % pour les plus grandes. La différence avec ce qui est actuellement inscrit dans les textes est minime. Le taux actuel officiel d'impôt pour les grandes sociétés est en théorie de 34,33 %, et il existe déjà un taux réduit à 15 % pour les toutes petites. Quant aux plus grosses sociétés, celles du CAC 40 en particulier, qui contrôlent de fait une grande partie de l'économie, Hollande ne s'est pas prononcé sur les différents mécanismes qui leur permettent de payer peu ou pas d'impôt sur les bénéfices : report illimité des pertes, intégration fiscale, déductibilité des intérêts, régime des filiales, exonération des cessions de participations à long terme, crédit impôt-recherche. Ne pas en parler est déjà un aveu.

Hollande critique la baisse des cotisations payées par les patrons, celle concoctée par Sarkozy en même temps que la TVA sociale... pour en proposer une, lui aussi ! Mais ce ne serait pas la même.

Au passage, il a annoncé qu'il envisageait de diminuer les cotisations patronales à la Sécurité sociale. « Nous aurons au lendemain de l'élection présidentielle une concertation avec les entreprises pour changer ce mode de financement de la protection sociale », a-t-il dit. Sa justification est de ne pas « faire reposer sur le seul travail la contribution à la famille ou la maladie pour les entreprises ». Traduit en clair, cela signifie une baisse des cotisations patronales, que l'on compenserait par un autre prélèvement : une TVA que l'on appellerait autrement ?

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