Guadeloupe : La mobilisation du 27 mars - Une première riposte nécessaire des travailleurs05/04/20122012Journal/medias/journalnumero/images/2012/04/une-2279.gif.445x577_q85_box-0%2C8%2C172%2C231_crop_detail.png

Dans le monde

Guadeloupe : La mobilisation du 27 mars - Une première riposte nécessaire des travailleurs

La journée de grève générale et de manifestation organisée en Guadeloupe le 27 mars par tous les syndicats et LKP (Lyannaj Kont Pwofitasyon -- Unité contre l'exploitation, mouvement unitaire issu de la grève générale de 2009) a été un succès.

La manifestation a rassemblé environ 4 000 manifestants, en grande majorité des travailleurs des entreprises, mais aussi des enseignants, des jeunes, des étudiants et lycéens. Les manifestants ont lancé entre autres des slogans, contre la vie chère et la « pwofitasyon », pour l'application de l'accord Bino sur les 200 euros obtenu lors de la grève générale de 2009.

Le grand nombre de manifestants et le dynamisme du défilé ont réconforté tous ceux qui y ont participé. Un court meeting final a été tenu par Élie Domota de l'UGTG et porte-parole du LKP, le secrétaire général de la CGTG Jean-Marie Nomertin et Max Évariste de FO.

Quant à la grève elle-même, si elle n'a pas été « générale », elle a quand même mobilisé une fraction des travailleurs des entreprises. Une fraction minoritaire, certes, mais bien déterminée. Des travailleurs municipaux, de France Telecom, de Gaddarkhan (Jarry), de l'aviation civile, du CHU, de la santé, certains des entreprises de l'aéroport, des banques et assurances, des travailleurs et enseignants de l'Éducation nationale, les employés des crèches, ceux de Pôle emploi, les travailleurs du Sictom de Grand Camp (Abymes), de l'hôtellerie, s'y sont retrouvés. Les travailleurs déjà en grève comme ceux du Câble, de la géothermie de Bouillante, de la municipalité de Goyave, se sont sentis soutenus et encouragés, comme d'autres en lutte.

Même si dans la grande majorité des entreprises les travailleurs n'ont pas fait grève, ils ont été néanmoins solidaires du mouvement. Demain, ils renforceront le lot des grévistes qui ont pris les devants cette fois-ci. Car les augmentations successives du prix des carburants, la cherté de la vie deviennent de plus en plus insupportables. D'autant que les salaires sont gelés, les licenciements nombreux, le chômage (près de 30 %) est en hausse ainsi que la pauvreté. Ce cocktail social détonnant pourrait donc exploser à nouveau et entraîner bien des non-grévistes du 27 mars à se joindre aux prochains appels.

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