Les prix flambent : Les salaires doivent les rattraper !14/03/20122012Journal/medias/journalnumero/images/2012/03/une2276.jpg.445x577_q85_box-0%2C104%2C1383%2C1896_crop_detail.jpg

Leur société

Les prix flambent : Les salaires doivent les rattraper !

Les chiffres officiels de l'inflation, + 0,4 % en février, annoncés par l'Insee ne rendent que très faiblement compte de ce que vivent quotidiennement tous ceux qui doivent mettre du carburant dans leur réservoir, du fuel dans leur chaudière, payer leur mutuelle, leur assurance habitation ou tout simplement se nourrir et nourrir leur famille.

Les hausses de prix les plus spectaculaires concernent les produits pétroliers : en un an le carburant a augmenté de 8,5 % et le combustible de 16,1 %. Et ces dépenses ne sont guère compressibles, en particulier pour ceux qui ne peuvent éviter de prendre leur véhicule pour se rendre au travail.

Les spécialistes de l'étude des prix fournissent une explication à la hausse brutale des produits frais, qui auraient été affectés par la vague récente de basses températures, tant à la production qu'à l'acheminement... avant, dans quelques mois peut-être, de mettre en cause la sécheresse et une vague de chaleur. Le fait est là, et les familles populaires le ressentent proportionnellement plus que les autres consommateurs : l'alimentation a augmenté de près de 4 % en un an, et les légumes à eux seuls de 8,7 %. Et ce n'est pas nouveau : en cinq ans, l'alimentation a vu ses prix augmenter de près de 11 %, particulièrement la volaille qui a subi une hausse de 26 %.

Face à ces constats, comment continuer à faire face aux dépenses indispensables, alors que les salaires et les pensions sont quasiment bloqués depuis plusieurs années ? Les exemples récents d'augmentations de salaires sont caractéristiques de patrons -- ou d'un État-patron -- qui font tout pour restreindre la masse salariale. Qu'il s'agisse du blocage des salaires des fonctionnaires, de celui des salariés d'Alcatel-Lucent, ou des minables augmentations décidées par Renault (à peine 1 % lissé sur l'année), une conclusion s'impose : les salaires et les pensions, quasiment bloqués depuis plusieurs années alors que les prix grimpent chaque année, doivent être sérieusement réévalués. Un simple rattrapage de pouvoir d'achat est indispensable, de l'ordre de 300 euros de plus chaque mois.

Et pour que la vie des salariés, des retraités, des travailleurs au chômage ne soit pas soumise à la dictature des hausses des prix, il faut que les salaires et les pensions soient vraiment indexés sur celles-ci, et pas par le biais d'un indice fantaisiste dans lequel les loyers, par exemple, sont très sous-évalués.

Voilà des objectifs qu'il faudra mettre en avant dans les futures mobilisations ouvrières que la rapacité patronale et les politiques gouvernementales d'austérité ne manqueront pas de susciter.

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