SNCF - Orléans-Les Aubrais : Une colère unanime02/03/20122012Journal/medias/journalnumero/images/2012/03/une2274.jpg.445x577_q85_box-0%2C104%2C1383%2C1896_crop_detail.jpg

Dans les entreprises

SNCF - Orléans-Les Aubrais : Une colère unanime

Jeudi 23 février, la quasi-totalité des agents des gares d'Orléans-Les Aubrais et des petites gares rattachées étaient en grève pour protester contre la désorganisation totale du service et la dégradation de leurs conditions de travail depuis le début de l'année. Plus des deux tiers des agents de maîtrise et même quelques cadres ont aussi fait grève, tant le mécontentement est profond.

À 9 h 30, ce sont près de cent cheminots qui se sont rassemblés en gare d'Orléans, puis qui ont envahi les locaux et exigé d'être reçus par les représentants de la direction. Beaucoup ont pu ainsi dire leur écoeurement face aux pannes et dysfonctionnements quotidiens. Il n'y a pas un jour sans retard, sans ordres et contre-ordres qui bouleversent le travail et pourrissent la vie des cheminots au travail et des usagers qui y vont ! La moitié des rames est immobilisée, à cause du froid selon la direction mais tous les cheminots savent bien que c'est faute d'effectifs permettant un entretien correct. De même, la circulation des trains a été perturbée plus de trois jours car un poteau caténaire est tombé, victime de la rouille. C'était imprévisible selon la direction... sauf que ce poteau, comme bien d'autres, est signalé par les cheminots comme dangereux depuis plus de dix ans ! Ce qui a fait dire à un cheminot qu'il avait mis bien plus de bonne volonté à rester debout que la direction n'en met a embaucher pour que la SNCF puisse fonctionner correctement !

Pendant près de deux heures, les cheminots ont vidé leur sac devant les représentants de la direction, qui se disaient impuissants. Ils ont notamment réclamé cinq postes supplémentaires pour les agents de manoeuvre, à l'accueil et aux guichets ainsi que l'embauche au statut des CDD. Ceux des petites gares ont protesté contre les pressions de l'encadrement pour leur faire déneiger seuls les quais, alors que ce travail était fait auparavant par des équipes de quatre cheminots de la voie, dont les brigades et les postes ont été supprimés.

Tous se sont ainsi retrouvés soudés et solidaires face à une direction qui ne pense que rentabilité.

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