Renault Cléon : Augmentez nos salaires !02/03/20122012Journal/medias/journalnumero/images/2012/03/une2274.jpg.445x577_q85_box-0%2C104%2C1383%2C1896_crop_detail.jpg

Dans les entreprises

Renault Cléon : Augmentez nos salaires !

Jeudi 23 février, un débrayage était organisé à l'usine de moteurs de Renault Cléon, à l'appel de toutes les organisations syndicales hormis la CGC. Il a principalement été suivi par les travailleurs des chaînes de montage, là où les salaires sont les plus bas.

Quelque 200 travailleurs le matin et autant l'après-midi ont manifesté dans l'usine. Les cortèges étaient bruyants et dynamiques avec des slogans comme « Augmentez nos salaires », « Qu'est-ce qu'on veut ? Des sous ! ».

Les intérimaires restés à leur poste souriaient, autant par sympathie que devant le spectacle ridicule des cadres qui essayaient de faire le travail.

Le lendemain, jour chômé dans plusieurs secteurs, la direction annonçait ses mesures : des augmentations ridicules et une prime d'intéressement divisée par deux par rapport à l'année dernière, ce qui se traduit par une baisse du pouvoir d'achat de tous.

En quelques minutes, 130 travailleurs des chaînes de montage se sont rassemblés et sont de nouveau partis manifester dans l'usine. L'annonce qu'à Flins 300 grévistes avaient arrêté la production a donné envie de faire pareil.

Mardi 28, plus d'une centaine de grévistes de l'équipe de nuit ont débrayé et sont venus diffuser à l'équipe du matin un tract d'appel à la grève, signé par trois syndicats. À 9 heures du matin, plus de 650 travailleurs étaient en grève, ce qui ne s'était pas vu depuis longtemps dans l'usine. À ceux des secteurs de production s'étaient ajoutés des travailleurs des bureaux et des services.

L'équipe du matin s'est ensuite répartie aux portes pour accueillir les travailleurs de l'équipe d'après-midi qui, à 500, ont à leur tour manifesté dans l'usine. En tout, plus de 1 300 travailleurs ont débrayé et manifesté dans la journée.

Pour tout le monde, ces débrayages sont un succès encourageant mais pas encore suffisant. Le lendemain, mercredi 29 février, encore 550 personnes ont débrayé dans la matinée et décidé en assemblée générale un nouveau débrayage pour le 6 mars, en même temps que les autres usines du groupe.

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