Continental -- Toulouse-Foix-Boussens : Une claque pour la direction aux élections professionnelles27/01/20122012Journal/medias/journalnumero/images/2012/01/une2269.jpg.445x577_q85_box-0%2C104%2C1383%2C1896_crop_detail.jpg

Dans les entreprises

Continental -- Toulouse-Foix-Boussens : Une claque pour la direction aux élections professionnelles

Les élections professionnelles viennent d'avoir lieu dans les trois usines Continental de Toulouse, Foix et Boussens. Et dans les trois usines, au grand dam de la direction, les syndicats CFDT et CGT, qui ont combattu le plan Pépé (pour : Pérennité-Productivité) du patron, visant à abaisser la masse salariale de 8 %, sont encore et toujours majoritaires avec un taux record de participation qui a dépassé les 85 %.

À Toulouse par exemple, au scrutin du Comité d'entreprise (CE), CFDT et CGT ont totalisé à elles deux 60 % des voix, obtenant quatre sièges chacune sur dix : c'est la CGC qui emporte les deux derniers sièges avec moins de 30 % des voix, et FO et CFTC n'ont aucun élu titulaire. À Foix, au même scrutin, CFDT et CGT ont là aussi totalisé 60 % des voix et emporté respectivement cinq sièges et un siège sur huit, les deux autres allant à FO et la CGC.

La direction n'avait pourtant rien négligé pour tenter de mobiliser un électorat majoritairement composé de cadres qu'elle pensait gagnés à sa cause (1 063 cadres sur un effectif de 1 824), faisant des réunions pour expliquer l'intérêt du vote. On n'avait jamais vu ça depuis vingt ans.

Mais rien n'y a fait : les syndicats opposés au chantage qu'a fait le patron sur les emplois ont triomphé haut la main. Au dépouillement, les représentants de la direction faisaient triste mine. Après quoi celle-ci a convoqué les cadres dirigeants à une nouvelle réunion de prise de tête pour leur « expliquer » les résultats...

La grande majorité des travailleurs sont très contents des résultats et du camouflet ainsi infligé. Quand la direction avait voulu faire passer son plan Pépé, elle avait organisé un référendum dont elle avait travesti les résultats, disant que les salariés étaient favorables à son plan. En réalité les non et les abstentions avaient été majoritaires, CFDT et CGT ayant boycotté ce référendum. Au final, la direction avait dû retirer son plan devant la mobilisation des travailleurs !

Aujourd'hui, avec ces élections, les travailleurs lui ont mis une deuxième claque.

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