SNCF -- Landy (Seine-Saint-Denis) : Grève contre les suppressions de postes07/12/20112011Journal/medias/journalnumero/images/2011/12/une2262.jpg.445x577_q85_box-0%2C104%2C1383%2C1896_crop_detail.jpg

Dans les entreprises

SNCF -- Landy (Seine-Saint-Denis) : Grève contre les suppressions de postes

Mardi 6 décembre, les ateliers SNCF du Landy, où sont entretenues des rames TGV, étaient en grève contre les suppressions de postes et le projet de réorganisation.

Les effectifs ne cessent de chuter. En 2004, il y avait encore au Landy 1 100 cheminots contre 887 aujourd'hui. Cette hémorragie continuelle d'effectifs avait comme prétexte la baisse de la charge de travail. La direction avait indiqué qu'il n'y aurait plus à entretenir les rames Réseau ni celles de Paris Bruxelles, Cologne et Amsterdam. Tout cela était faux et ces travaux de maintenance ont continué, mais à effectifs réduits. À tel point que la direction a dû embaucher des intérimaires et faire venir des cheminots d'autres ateliers, comme celui d'Hellemmes, près de Lille.

Les conséquences deviennent insupportables. L'atelier tient le triste record des accidents de travail. La pression de la hiérarchie est permanente. Les changements d'horaires au dernier moment se généralisent. Les congés deviennent impossibles à prendre. La qualité de l'entretien se dégrade et fait courir des risques aux usagers. Ainsi, il y a quelques mois, la circulation des TGV Eurostar avait été paralysée plusieurs heures par la perte, à 300 km/h, de l'énorme capot d'une motrice. Les conséquences auraient pu être dramatiques à proximité d'un quai de gare.

Le mécontentement ne cesse donc de monter depuis plusieurs mois et, quand la direction a annoncé une nouvelle suppression de 35 postes et une réorganisation prévoyant l'extension de la polyvalence afin que chacun serve de bouche-trou, un préavis de grève reconductible a été déposé par l'ensemble des syndicats.

Mardi 6 décembre, à 6 heures, soixante grévistes tenaient un piquet de grève. D'après la direction, à 10 heures, 51 % de l'exécution était en grève. L'assemblée générale votait la grève jusqu'au lendemain où une nouvelle assemblée était prévue.

Partager