Visite de Sarkozy en Libye : Au service de lui-même... et des patrons21/09/20112011Journal/medias/journalnumero/images/2011/09/une2251.jpg.445x577_q85_box-0%2C104%2C1383%2C1896_crop_detail.jpg

Dans le monde

Visite de Sarkozy en Libye : Au service de lui-même... et des patrons

Sarkozy et le Premier ministre anglais David Cameron se sont précipités en Libye le 15 septembre, alors que les combats n'ont pas encore cessé. Ils entendent ainsi encaisser les dividendes de leur soutien militaire au nouveau régime.

Leur premier souci est de rendre plus concrètes les promesses des nouveaux dirigeants libyens en matière économique, avant qu'ils n'écoutent le chant des sirènes des concurrents italiens ou américains. De nombreux contrats sont en jeu : transports et eau, installations portuaires, avions civils et militaires, et surtout pétrole. Les Total, BP, Shell, Vinci, Bolloré, Airbus et autres Dassault sont sur les rangs et les deux super-représentants de commerce européens entendent bien favoriser au maximum les intérêts de leurs mandants.

Mais Sarkozy semble également espérer des retombées politiques pour lui-même. Il pose au défenseur des peuples opprimés et voudrait améliorer une image fortement abîmée par ses quatre années de présidence. Mais ses nouvelles prétentions ne sont pas plus crédibles que lorsqu'ils se disait du côté « des Français qui se lèvent tôt », c'est-à-dire du côté des travailleurs.

Les nouveaux amis libyens de Nicolas Sarkozy ont bien du mal à passer pour des démocrates, certains déclarant même que la charia, la loi islamique, devrait être la base de la nouvelle législation.

La population libyenne devra se défendre contre de tels dirigeants comme contre ceux d'hier. Sarkozy n'en avait pas moins longtemps entretenu les meilleures relations avec le dictateur libyen, le recevant en grande pompe à l'Élysée en décembre 2007.

Le souci du sort des opprimés en France comme dans le monde n'est rien d'autre pour lui qu'un calcul politique.

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