Enseignement : Écoles fermées, sections supprimées, classes surchargées14/09/20112011Journal/medias/journalnumero/images/2011/09/une2250.jpg.445x577_q85_box-0%2C104%2C1383%2C1896_crop_detail.jpg

Leur société

Enseignement : Écoles fermées, sections supprimées, classes surchargées

Les sujets de mécontentement ne manquent pas en cette rentrée scolaire, pas plus que les élèves. Ce qui manque en revanche, c'est la place dans les salles de classe : à force de diminuer le nombre d'enseignants, on aboutit d'un côté à des fermetures de sections, voire d'écoles dans les villages, et de l'autre à des classes surchargées.

Dans toutes les régions de France, des témoignages d'enseignants et de parents dénoncent ce bourrage des classes qui touche aussi les établissements privés, jusque-là relativement épargnés. Les classes maternelles à 32 élèves ou plus sont monnaie courante, et les enfants de moins de 3 ans y sont de moins en moins admis. Dans le primaire ou les collèges, certaines classes approchent les 30 élèves et dans les lycées elles atteignent 34, voire 36 élèves. Parfois même, les salles ayant été conçues pour accueillir 24-25 élèves, il est difficile d'y faire entrer les tables et les chaises supplémentaires !

Quant aux Inspections académiques, promptes à fermer une classe dès qu'il y a un seul élève en moins sur le quota requis, elles sont aux abonnés absents quand la présence de plusieurs élèves supplémentaires les oblige théoriquement à ouvrir une nouvelle classe. En Haute-Garonne par exemple, la FCPE constate que, vu le nombre d'élèves en primaire, il faudrait en ouvrir cinquante nouvelles.

Dans l'enseignement technique, le « verrou » théorique de 30 élèves par classe, et 24 dans les ZEP, a sauté. Cela pose des problèmes de matériel et de sécurité. Ainsi, la plupart des enseignants du LP Georges-Dumézil de Vernon, dans l'Eure, ont entamé un mouvement de grève le 12 septembre. « Les salles ne sont pas équipées de tables, de chaises et de postes informatiques en nombre suffisant, dénoncent-ils. Certaines sont prévues pour trente élèves maximum, elles ne comportent souvent qu'une porte, alors que les normes stipulent qu'il en faut deux pour plus de vingt personnes. » Ce type d'exemple peut être étendu à l'ensemble du pays.

Être dans une classe surchargée ne facilite pas le travail des élèves. Ceux qui ont déjà des difficultés pour suivre risquent de se retrouver noyés, les professeurs ayant moins de temps à consacrer à chacun.

Les syndicats de l'éducation, dans le public comme dans le privé, ainsi que la FCPE appellent à une journée de grève le 27 septembre. Il faut en effet mettre un coup d'arrêt à cette dégradation de l'enseignement.

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