Restriction de l'aide aux chômeurs31/12/20102010Journal/medias/journalnumero/images/2010/12/une-2213.gif.445x577_q85_box-0%2C8%2C173%2C232_crop_detail.png

Leur société

Restriction de l'aide aux chômeurs

En 2009, alors que le nombre de licenciements économiques explosait, le gouvernement avait décidé d'élargir les aides à l'embauche de personnes en contrats aidés. Ces contrats, qui sont le plus souvent à mi-temps, permettent tout juste de survivre avec un demi-smic ; ils représentent une bouée de sauvetage pour plusieurs centaines de milliers de personnes.

En 2010, 520 000 contrats aidés avaient été signés, soit pour les entreprises (CIE) ou pour ce qu'on appelle le secteur non marchand, (CAE), très nombreux à l'Éducation nationale, dans les hôpitaux, les collectivités, etc. Le taux de participation de l'État était monté à 90 % des salaires de ces personnes.

Pour 2011, c'est restriction générale. Le taux de participation de l'État est ramené à 70 %, et seuls 390 000 de ces emplois sont budgétés, contre 520 000 signés en 2010. La diminution a été brutale. Dès novembre, 15 460 contrats aidés ont été signés ce mois-là, contre 30 000 par mois le reste de l'année dans le secteur dit non marchand et seulement. 502 dans des entreprises.

Pour les patrons c'est simple, plus d'argent, plus d'emploi. Ailleurs où les besoins en effectifs sont d'une urgence dramatique, (hôpitaux publics-Éducation-collectivités) on fait parfois ce qu'on peut en puisant dans les budgets de fonctionnement. Pour le reste, cela aboutira à des suppressions de postes et de service offert.

Quant aux chômeurs qui pouvaient se rabattre sur ces contrats, ils se retrouveront simplement sans aucune ressource.

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