Université Pierre-et-Marie-Curie (Paris - Jussieu) : Le service de ménage en grève contre les licenciements01/12/20102010Journal/medias/journalnumero/images/2010/12/une-2209.gif.445x577_q85_box-0%2C8%2C173%2C232_crop_detail.png

Dans les entreprises

Université Pierre-et-Marie-Curie (Paris - Jussieu) : Le service de ménage en grève contre les licenciements

Depuis le 23 novembre les employés du service de ménage de l'université Pierre-et-Marie-Curie, autrement dit l'université de Jussieu, à Paris, sont en grève contre le licenciement de la moitié d'entre eux.

La cinquantaine de travailleurs (principalement des femmes) embauchés pour l'entretien du campus sont pour moitié des fonctionnaires ou CDI et pour moitié des salariés en CDD, souvent depuis des années. Comme dans toute la fonction publique, la précarité s'est généralisée dans cette université dont la présidence s'est régulièrement illustrée par son soutien à la politique gouvernementale, notamment à la loi d'autonomie des universités (LRU). Outre la précarité du personnel qu'elle embauche, l'université fait également de plus en plus appel à des entreprises privées prestataires pour l'entretien de certains secteurs.

Depuis le 18 novembre, face à l'éventualité du non-renouvellement de tous les CDD fin décembre, les travailleurs du service, tous statuts confondus, se sont mobilisés, avec l'aide de la CGT de l'UPMC. Une pétition a recueilli en dix jours 4 500 signatures parmi le personnel et les étudiants de l'université, et à partir du 23 novembre tout le service s'est mis en grève.

La direction a calomnié et injurié les grévistes, ce qui n'a fait que rajouter à l'indignation du personnel ; un responsable de la sécurité a tenté de forcer le piquet de grève, avant d'être lui-même rappelé à l'ordre par la police!

Après deux jours de grève, et des poubelles qui commençaient à déborder, la direction a dû amorcer un recul. Le 25, elle annonçait que sur les 27 CDD, 21 seraient renouvelés ou recrutés. Cela n'a pas mis fin à la colère des grévistes pour qui il n'était pas question de laisser tomber leurs six collègues restants, ainsi jetés comme des Kleenex. Le 26, un rassemblement réunissait 150 personnes sur le campus, criant : « Fac d'excellence, licencieur d'excellence ! ».

Dans la foulée, la grève a été reconduite pour exiger « zéro licenciement ».

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