Equant - Rennes : Un succès qui a resserré les rangs01/07/20102010Journal/medias/journalnumero/images/2010/07/une2187.jpg.445x577_q85_box-0%2C104%2C1383%2C1896_crop_detail.jpg

Dans les entreprises

Equant - Rennes : Un succès qui a resserré les rangs

À Equant, une filiale de France Télécom, la direction avait annoncé fin 2007 un plan de 150 suppressions d'emplois de collègues prestataires de service. À cette époque, pour environ 600 salariés directement embauchés par le groupe, il y avait plus de 400 prestataires qui travaillaient dans les mêmes bureaux que leurs collègues d'Equant. Ils faisaient le même travail, depuis parfois plus de dix ans, mais avec des salaires inférieurs et bien sûr une situation précaire. Dans les sociétés de service, une fin de mission peut vite se traduire en licenciement, faute de nouvelle mission.

Ce plan de suppressions d'emplois avait provoqué une réaction des salariés, tous statuts confondus, contraignant la direction à embaucher 60 prestataires fin 2008.

Dans ce contexte de mobilisation, le syndicat CGT avait sollicité l'inspection du travail sur la légalité de ce recours massif et chronique à la sous-traitance. Les premières investigations ont mis Equant devant la menace de poursuites judiciaires et d'une enquête approfondie indiquant de fortes suspicions de délit de marchandage. La direction a finalement été contrainte d'embaucher à nouveau 90 prestataires parmi les plus anciens dans l'entreprise, soit 150 embauches au total.

De janvier à juin 2010, les embauchés ont signé petit à petit leurs contrats et se retrouvent dans les bureaux d'Equant avec un statut enfin conforme à la réalité de leur travail. Pour eux, c'est un juste retour des choses. Bien sûr, ces embauches sont encore insuffisantes par rapport au nombre de prestataires employés par l'entreprise. Et elles se sont faites avec des salaires plus bas que ceux des salariés Equant de même qualification.

Mais à l'heure des plans de licenciements en chaîne, ces 150 embauches définitives sont ressenties comme un succès de la mobilisation. Leur arrivée dans les services se fait donc à la satisfaction de tous et même avec un sentiment de fierté.

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