Malakoff-Médéric A3M - Saint-Quentin-en-Yvelines : Pas touche à nos horaires !17/02/20102010Journal/medias/journalnumero/images/2010/02/une2168.jpg.445x577_q85_box-0%2C104%2C1383%2C1896_crop_detail.jpg

Dans les entreprises

Malakoff-Médéric A3M - Saint-Quentin-en-Yvelines : Pas touche à nos horaires !

Suite à la fusion des groupes Malakoff et Médéric, entreprises de retraites complémentaires et d'assurance, la direction du nouveau groupe, sous la houlette de Guillaume Sarkozy (le frère de l'autre), entendait bien aligner l'ensemble des salariés sur les conditions les plus défavorables.

Mais une chose tenait particulièrement à coeur aux salariés du groupe Malakoff, dans le cadre des horaires mobiles, c'était de ne pas avoir de plage fixe obligatoire dans la journée, ce qui leur permettait de mieux gérer leur temps. Or la nouvelle direction entendait au contraire imposer à tous une « plage fixe », de 10 heures à 15 heures.

Déjà en décembre un premier débrayage avait nettement annoncé la couleur : pas touche à nos horaires ! Mais fin janvier, tout juste remis d'un déménagement mouvementé dans de nouveaux bâtiments, l'annonce de l'ensemble des mesures décidées par la direction a mis le feu aux poudres. En plus de la plage fixe dans l'accord sur le temps de travail, la direction supprimait les quelques jours de congés octroyés aux mères et pères, ainsi que les jours de congés supplémentaires l'année anniversaire des 30, 35 ou 40 ans de maison.

À Saint-Quentin-en-Yvelines, une cinquantaine de salariés, réunis par un bouche à oreille particulièrement efficace, décidaient de profiter de la tenue prochaine d'une réunion de Comité d'entreprise pour demander des comptes directement aux directeurs de l'établissement. Le jour dit, cette demande d'explication s'est transformée en assemblée générale dans l'atrium d'un des deux nouveaux bâtiments : 250 salariés se sont regroupés pour exiger des explications, et surtout pour montrer leur colère. Ensuite des tracts intitulés « Y en a vraiment assez ! Et trop c'est trop ! » ont été rédigés pour appeler à un débrayage le jeudi 4 février à 10 heures. Il y était précisé : « Ramenez vos mégaphones et vos cornes de supporters. »

Le mouvement prévu pour le jeudi 4 s'annonçant fort bruyant et surtout quasi unanime, la direction a craqué avant la date fatidique. Elle a annoncé qu'elle voulait mettre à l'essai, pendant environ six mois à partir de juin, un système sans plage fixe, et ce pour l'ensemble du personnel, ex-Médéric compris, à l'exception de certains services spécifiques comme les plates-formes téléphoniques.

Les salariés ont enregistré avec satisfaction ce recul, même s'ils savent que tout n'est pas réglé. La direction veut par exemple porter de trois à quatre heures le temps de présence minimum sur une journée, et ni les problèmes du temps de travail des cadres, ni celui des journées pour les enfants ne sont résolus, sans parler du problème des salaires...

Mais les travailleurs sont heureux de s'être fait entendre et respecter, et ils sont prêts... à recommencer.

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