Aéroport Roissy-CDG : Assez d'être des salariés low cost !17/02/20102010Journal/medias/journalnumero/images/2010/02/une2168.jpg.445x577_q85_box-0%2C104%2C1383%2C1896_crop_detail.jpg

Dans les entreprises

Aéroport Roissy-CDG : Assez d'être des salariés low cost !

Des salariés licenciés alors que leur travail continue à se faire, d'autres repris à des conditions inférieures, des salariés ballottés d'une entreprise à l'autre, des grandes sociétés cousues d'or créant des sociétés écrans low cost... les salariés de la plate-forme aéroportuaire de Roissy ont dénoncé leurs conditions de travail lors d'une conférence de presse organisée par la CGT mardi 9 février. Par-delà la variété des situations, c'est la même dégradation.

Côté transport, les chauffeurs de bus d'Airelle sont confrontés à un plan de licenciements. Le travail n'ayant pas disparu, il faudra bien les remplacer et on leur a proposé des places dans la nouvelle société... avec des pertes de salaire de 400 à 500 euros par mois et des amplitudes de travail pires.

Dans la sûreté, tous les trois ans, Aéroports de Paris met en concurrence des entreprises auxquelles elle sous-traite le contrôle des bagages et des passagers. Lorsque les patrons perdent le marché, les salariés ne sont pas sûrs du tout d'être repris. Et lorsqu'ils le sont, ils ne gardent ni les mêmes conditions, ni le même salaire.

Ailleurs encore, comme chez Axicom, transport de passagers à mobilité réduite, les patrons coupent en deux des sociétés pour gérer des entités plus petites... et scinder au passage des équipes syndicales. Avant, cette même activité relevait de Passerelle, une filiale d'Air France. Et celle-ci ne se comporte pas mieux : à la DM (ateliers) d'Air France, six salariés de la société GSF qui traitaient les déchets ont appris qu'Air France voulait se séparer de GSF mais ne savent toujours pas ce qu'ils vont devenir.

C'est ainsi que, l'un dans l'autre, près de la moitié des 90 000 salariés de la plate-forme de l'aéroport de Roissy ont des contrats précaires, ou des contrats qui sont remis périodiquement en cause, qu'ils doivent passer d'une entreprise à l'autre, être ballottés d'un statut à un autre, sans oublier le passage périodique par la case Pôle emploi.

Les avions s'envolent, les profits aussi, tandis que les salaires et les conditions de travail descendent en piqué.

Partager