Débat sur l'identité nationale à Verdun : Bien raciste et bien réactionnaire09/12/20092009Journal/medias/journalnumero/images/2009/12/une2158.jpg.445x577_q85_box-0%2C104%2C1383%2C1896_crop_detail.jpg

Leur société

Débat sur l'identité nationale à Verdun : Bien raciste et bien réactionnaire

« Je ne suis pas raciste ni xénophobe », a prétendu le maire UMP de Gussainville dans la Meuse, André Valentin, tentant une explication des propos qu'il a tenus en marge du premier débat sur « l'identité nationale » qui s'est déroulé à Verdun lundi 30 novembre. Il a ajouté : « Lorsque j'ai parlé de "dix millions que l'on paye à rien foutre", je faisais référence aux chômeurs, aux érémistes et aux retraités. » Les uns et les autres apprécieront...

Les propos de ce maire d'une petite commune de quarante habitants de la Meuse avaient choqué, d'autant qu'ils étaient sans ambiguïté possible : sa phrase sur les dix millions venait juste après : « Je pense qu'il est temps que l'on réagisse, parce que l'on va se faire bouffer ! » Avec ses « explications » il en remet une couche.

Raciste il est, réactionnaire... il en apporte une preuve supplémentaire. Mais il ne craint rien, expliquant que « des ministres aussi ont fait des dérapages ». D'ailleurs le maire de Gussainville a des défenseurs, tel Frédéric Lefebvre, porte-parole national de l'UMP, qui a estimé qu'il exprimait « l'inquiétude » de la France. Et dire qu'en 2002 certains prétendaient que voter pour Chirac, le représentant de la droite « républicaine », constituait un rempart contre les idées de Le Pen...

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