Goodyear - Amiens : En lutte contre les licenciements18/06/20092009Journal/medias/journalnumero/images/2009/06/une2133.jpg.445x577_q85_box-0%2C104%2C1383%2C1896_crop_detail.jpg

Dans les entreprises

Goodyear - Amiens : En lutte contre les licenciements

C'est à plus de 900 que les ouvriers, mais aussi les agents de maîtrise et des cadres de Goodyear, se sont retrouvés dès quatre heures du matin, jeudi 11 juin, pour aller manifester à Rueil-Malmaison, en banlieue parisienne.

Plusieurs centaines de CRS avaient été réquisitionnés pour s'interposer entre les manifestants en colère et la direction retranchée dans le siège social où devait se tenir le Comité d'entreprise. Pendant plusieurs heures, ils ont eu le loisir de recevoir : oeufs, tomates, farine, crème fraîche... Les travailleurs ont également mis un peu de gaîté aux uniformes austères des « robocops » : les visières et les boucliers ont été largement relookés avec différentes peintures aux couleurs voyantes et des centaines d'autocollants.

Face aux policiers qui les aspergeaient de lacrymogènes, les salariés ont scandé : « Les voyous c'est pas nous, c'est les patrons ! », « Les gens ici dans la rue sont des gens honnêtes ». Des travailleurs honnêtes qui réclament leur dû : un travail pour les prochaines années ou bien un maximum d'argent. Le T-shirt d'un des manifestants résumait l'état d'esprit : « Après ma visite à Continental, nous c'est 100 000 euros ».

La réunion du CE n'a finalement pas eu lieu. Les représentants de tous les syndicats ont quitté les lieux avant que la direction ait eu le temps de prendre la parole pour formaliser la phase 4 du plan dit « social ». Les travailleurs sont remontés dans les cars en chantant : « Ce n'est qu'un au revoir... ».

Le samedi 13 juin, une centaine de travailleurs étaient de nouveau mobilisés à l'entrée de la grande foire exposition d'Amiens, afin de s'adresser à la population. Le lendemain, pour l'équipe de week-end, ce sont cette fois-ci des débrayages qui se sont multipliés dans l'usine. Des cadres ayant été envoyés pour pousser les ouvriers à produire plus (ils ne sortent plus que 30 % de la production habituelle), plusieurs équipes ont exercé leur droit de retrait.

Les actionnaires-voyous sont avertis : les salariés sont déterminés à ne pas se laisser faire.

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