CHU de Rennes : Contre les suppression d'emplois, la mobilisation continue !18/06/20092009Journal/medias/journalnumero/images/2009/06/une2133.jpg.445x577_q85_box-0%2C104%2C1383%2C1896_crop_detail.jpg

Dans les entreprises

CHU de Rennes : Contre les suppression d'emplois, la mobilisation continue !

Depuis maintenant plus d'un mois, les travailleurs du CHU de Rennes sont mobilisés contre le projet de la direction de supprimer cinq jours de RTT pour économiser une centaine d'emplois de remplaçants.

Chaque mardi et jeudi, environ 20 % de l'effectif se portent grévistes, au moins quelques heures. 200 à 300 personnes participent aux assemblées et aux différentes initiatives : manifestations dynamiques à la Direction Générale, avec palettes qui brûlent, jets d'oeufs sur le bâtiment, amoncellement de sacs de linge sale devant l'entrée, blocage des entrées de l'hôpital pendant dix minutes, en laissant passer les urgences bien sûr.

Lundi 8 juin au soir, nous étions à plus de 200 rassemblés pour intervenir au Conseil municipal. Nous avons trouvé portes closes ! Au bout d'une heure, une délégation limitée à quinze personnes a été admise à entrer. Le maire socialiste de Rennes, qui prétend s'opposer à la politique de santé du gouvernement, a surtout affirmé son soutien à la direction du CHU. Il a invité le personnel à discuter avec elle... pour mettre en place une organisation du travail qui permette de réduire la journée théorique de 7 h 40 à 7 h 30 afin de supprimer cent emplois et cinq jours de RTT ! Bref, il nous demande de capituler !

Jeudi 11 juin, Roselyne Bachelot, la ministre de la Santé, est venue à Rennes clôturer un forum sur la bioéthique. Près de 400 manifestants se sont retrouvés devant la salle, mais il y avait plus de cars de CRS que lors des manifestations d'agriculteurs ! Les habitants de ce quartier populaire ont été surpris par un tel déploiement de forces.

Les représentants du ministère ont, eux aussi, apporté leur soutien au directeur du CHU, brandissant même la menace contre les grévistes qui feraient courir des risques aux malades. Il leur a été répondu que, sans les efforts constants du personnel, les hôpitaux ne fonctionneraient pas. Et que si les malades courent des risques à longueur d'année, ce n'est pas à cause des grèves, mais bien du fait des politiques d'économies menées depuis des années par les gouvernements successifs.

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