La fin de la grève générale en Martinique : Les possédants et le gouvernement ont dû reculer18/03/20092009Journal/medias/journalnumero/images/2009/03/une2120.jpg.445x577_q85_box-0%2C104%2C1383%2C1896_crop_detail.jpg

Dans le monde

La fin de la grève générale en Martinique : Les possédants et le gouvernement ont dû reculer

C'est le samedi 14 mars à 11 heures, que le Collectif du 5 février avait rendez-vous en préfecture pour signer l'accord reprenant tous les points arrachés au cours des 37 jours de mobilisation générale en Martinique.

Avant cela, les jeudi 12 et vendredi 13 au soir, des meetings avaient réuni plusieurs milliers de personnes à la Maison des Syndicats à Fort-de-France, venues obtenir des explications sur les accords signés ou en cours de signature. Et effectivement, pendant plusieurs heures, les membres du Collectif présents lors des réunions plénières ou dans les différentes commissions expliquaient ce qu'ils avaient pu arracher, mais aussi les difficultés qu'ils avaient à faire céder les exploiteurs.

En tout, le protocole signé à la préfecture a fait état de 236 points d'accord, dont 130 à effet immédiat, et 106 autres à effet à court terme, nécessitant des modifications réglementaires ou législatives.

Les points les plus marquants du protocole sont, d'une part, l'accord régional interprofessionnel sur les rémunérations des salariés du secteur privé de la Martinique signé le 10 mars (prévoyant notamment une augmentation de 200 euros net pour les salaires inférieurs à 1,4 smic à compter du 1er mars) et ses prolongements pour les bas salaires des collectivités territoriales et ceux de la Fonction publique hospitalière, et d'autre part, celui sur la baisse de 20 % des prix de 400 familles de produits. Mais les milliers de personnes présentes, hommes, femmes en grande majorité, jeunes, personnes âgées, voulaient tout savoir, et s'intéressaient à tout : des accords sur la baisse de certains tarifs dans les banques ou assurances, à celle du logement social, ou à la création de places pour personnes âgées et handicapées.

Elles écoutaient aussi avec attention et applaudissaient quand certains intervenants comme notre camarade Ghislaine Joachim-Arnaud, disaient que, pour que les accords sur les baisses de prix soient réellement appliqués dans les magasins, il nous faudrait rester vigilants et nous organiser dans des comités de suivi et de vigilance, partout, dans les entreprises, les quartiers, les immeubles.

En effet, il reste également pour les travailleurs à vérifier et surveiller le respect des accords par les patrons petits et grands.

Alors, quand le Collectif a demandé à la population de se mobiliser massivement pour l'accompagner à la préfecture, ce sont effectivement plus de 30 000 personnes qui se sont encore massées dans les rues et jusqu'à la préfecture, entourant les membres du Collectif et les remerciant avec joie. Puis une foule est restée massée jusque tard dans la nuit autour du podium d'animation artistique et culturelle de la Maison des syndicats et celui des artistes, dressé plus tard dans la soirée quelques centaines de mètres plus loin.

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