Complémentaires santé : Se soigner devient un luxe07/01/20092009Journal/medias/journalnumero/images/2009/01/une2110.jpg.445x577_q85_box-0%2C104%2C1383%2C1896_crop_detail.jpg

Leur société

Complémentaires santé : Se soigner devient un luxe

Les tarifs des assurances complémentaires santé vont augmenter encore en 2009. Il est vrai que la Sécurité sociale remboursant de moins en moins les soins et les médicaments, les mutuelles et assurances doivent y suppléer.

Le prétexte avancé cette fois-ci pour justifier l'augmentation des cotisations découle de la décision du gouvernement, en juillet 2008, de relever de 2,5 à 5,9 % la taxe sur le chiffre d'affaires des assurances et mutuelles afin, dit-il, d'aider au financement de la CMU ( couverture maladie universelle). Les complémentaires, gérées par des mutuelles, viennent donc d'annoncer des hausses de cotisations pour leurs adhérents de 3,5 à 4 % ; celles gérées par des compagnies d'assurances privées feront de même à partir du 1er avril. La Fédération française des sociétés d'assurance a prévenu " qu'il est fort probable qu'il y aura augmentation, de façon non négligeable, pour prendre en compte la nouvelle taxe ". Pourtant AXA, le GAN ou les AGF ne sont pas sur la paille !

Lors du relèvement de la taxe, la ministre de la Santé, Roselyne Bachelot, avait pourtant garanti que les organismes complémentaires de santé ne répercuteraient pas cette contribution sur les cotisations des adhérents, affirmant même : " Les complémentaires santé n'auront aucune raison d'augmenter leurs tarifs ". Six mois après on voit le résultat ! Des millions d'adhérents seront taxés d'au moins 50 euros de plus par an.

Déjà, cinq millions de personnes n'ont plus les moyens de payer une complémentaire santé, qui coûte entre 60 et 120 euros par mois (en fonction des soins remboursés), combien seront-ils demain ? Le directeur de la Mutualité déclare : " On voit des adhérents quitter leur mutuelle pour des raisons financières. Avec cette taxe, de plus en plus de gens risquent de ne plus avoir accès aux complémentaires, et donc à la santé ". Mais visiblement, le gouvernement s'en moque éperdument.

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