SNCF : Complicité et magouilles des petits et grands patrons08/05/20082008Journal/medias/journalnumero/images/2008/05/une2075.jpg.445x577_q85_box-0%2C104%2C1383%2C1896_crop_detail.jpg

Dans les entreprises

SNCF : Complicité et magouilles des petits et grands patrons

Sur les trains grandes lignes du réseau de la gare de Paris Saint-Lazare, il y a un système de ventes ambulantes. Ce service est sous-traité par la SNCF à l'entreprise BNS (Bar Normandie Service) où travaillent une quinzaine de salariés, qui dans les trains proposent des sandwichs, des petits gâteaux, des boissons chaudes ou froides durant tout le trajet.

Actuellement, le patron de BNS licencie à tour de bras, invoquant des prétextes les plus divers et les plus fallacieux comme celui d'avoir revendu des sandwichs d'autres fournisseurs. Si les salariés avaient, eux, le pouvoir de licencier leur patron, ce n'est pas les motifs qui manqueraient, bien réels cette fois, comme celui d'avoir payé des salariés avec des chèques sans provision ou d'avoir été en retard dans le versement du salaire. Il a ainsi fallu beaucoup d'insistance à un salarié pour percevoir fin avril son salaire du mois de mars. La méfiance des travailleurs envers leur patron est telle que certains se demandent s'il règle bien les sommes dues à la Sécurité sociale.

Les salariés de cette entreprise font porter aussi la responsabilité de leurs difficultés sur la SNCF qui renouvelle sans cesse les contrats avec ses sous-traitants, cherchant toujours les prix les plus bas. Un patron c'est déjà difficile à supporter. Alors deux, bonjour les dégâts !

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