Nos lecteurs écrivent - Travailleurs sociaux : Restrictions sur la formation02/04/20082008Journal/medias/journalnumero/images/2008/04/une2070.jpg.445x577_q85_box-0%2C104%2C1383%2C1896_crop_detail.jpg

Dans les entreprises

Nos lecteurs écrivent - Travailleurs sociaux : Restrictions sur la formation

Actuellement en formation dans un institut de formation de travailleurs sociaux, je vous fais part d'une conséquence de la loi de réforme sur l'indemnisation des stagiaires.

Le 31 janvier 2008, une indemnisation pour des stages de plus de trois mois consécutifs a été mise en place, à la hauteur de 390 euros pour 151 heures de stage. Cette somme est dérisoire mais il y a en outre des clauses restrictives particulièrement choquantes. D'abord, tous les stagiaires des formations ne nécessitant pas le bac en sont tout bonnement exclus. Cela concerne par exemple les futurs moniteurs éducateurs, aides-éducateurs, aides-soignantes, aides médico-psychologiques. De plus, tous les stagiaires dans la fonction publique ne peuvent pas non plus prétendre à cette indemnisation.

Les associations du secteur social et médico-social sont donc censées, d'après cette loi, rémunérer leurs stagiaires, alors que leurs budgets 2008 sont déjà bouclés et que l'État s'est bien gardé de leur verser la moindre subvention supplémentaire. Conséquence : certaines associations, par manque de moyens, ont dû annuler des stages prévus.

Ainsi, l'État vient de mettre en place une nouvelle réforme augmentant la place des stages dans la validation des diplômes, mais sous prétexte de résoudre le scandale des stages non rémunérés, il limite de fait les possibilités de stage pour une partie des élèves en formation.

Les étudiants de l'IUT carrières sociales et ceux de l'IFTS se sont réunis à Grenoble pour voter une plate-forme de revendications : élargissement de la gratification à tous les secteurs publics et privés, application de cette loi à tous les statuts (moniteurs éducateurs, ASH ) et déblocage d'une enveloppe budgétaire pour 2008. Ils ont aussi décidé de participer à la manifestation qui s'est déroulée vendredi 28 mars à Lyon. Environ 300 personnes ont contesté cette réforme devant la Direction régionale de l'action sanitaire et sociale. Ce n'est qu'un début : tout le monde espère être plus nombreux la prochaine fois.

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