Collège Robert-Doisneau - Paris 20e : Un début d'année mobilisé18/01/20082008Journal/medias/journalnumero/images/2008/01/une2059.jpg.445x577_q85_box-0%2C104%2C1383%2C1896_crop_detail.jpg

Leur société

Collège Robert-Doisneau - Paris 20e : Un début d'année mobilisé

Quatre collègues en contrat d'avenir et contrat d'accompagnement à l'emploi (CAE) travaillent au collège Robert-Doisneau, classé ZEP-Sensible, pour des salaires de 600 à 800 euros. L'une d'elles a enchaîné, depuis douze ans, les contrats précaires (CES, CEC, CA...) créés par des gouvernements de droite comme de gauche. Ces collègues s'occupent de la saisie des absences, des relations avec les familles, en particulier les familles immigrées...

En novembre dernier, nous nous sommes mobilisés pour qu'elles conservent leur emploi et restent dans notre établissement. Des pétitions ont circulé, très largement signées par tout le personnel et une grève d'une journée a eu lieu à la rentrée de janvier pour protester contre la fin du contrat de l'une d'elles, veuve et mère de deux enfants. La grève a été très suivie, car nous ne pouvons nous passer de ces collègues qui aident les conseillers principaux d'éducation (CPE). Les deux précédents CPE, qui accumulaient les heures supplémentaires, ont craqué et leur absence a engendré une pagaille monstre, un absentéisme chronique de certains élèves... Le rectorat répond pour l'instant qu'il a la consigne de supprimer la moitié des contrats précaires et que nous devrions nous estimer heureux de conserver encore trois postes sur quatre. Heureux, certainement pas, et le rectorat risque de s'en rendre compte.

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