Aux États-Unis : Faut pas être enfant, pauvre... et malade.10/10/20072007Journal/medias/journalnumero/images/2007/10/une2045.jpg.445x577_q85_box-0%2C104%2C1383%2C1896_crop_detail.jpg

Dans le monde

Aux États-Unis : Faut pas être enfant, pauvre... et malade.

Le 3 octobre dernier, George Bush utilisait son veto présidentiel pour s'opposer à un projet de loi n'ayant pourtant pour seule ambition que d'étendre, un peu, le droit à une couverture maladie pour les enfants de familles pauvres.

Les chiffres sont éloquents. Si les États-Unis sont la première puissance économique du monde, ils sont classés au 38e rang mondial pour ce qui concerne l'espérance de vie, et au 32e rang pour la mortalité infantile. Et il s'agit là d'une moyenne, qui cache bien sûr des inégalités criantes entre les plus riches et les plus pauvres.

Sur les 300 millions d'Américains, près de 50 millions ne bénéficient d'aucune couverture maladie. C'est qu'aux États-Unis les assurances-santé relèvent essentiellement du privé et sont particulièrement chères : le montant moyen des primes pour une famille de trois personnes atteint environ 11 500 dollars par an, soit un montant supérieur au salaire minimum fédéral.

Un système de prise en charge publique couvre - a minima - les personnes âgées de plus de 65 ans et les handicapés dans l'incapacité de travailler. Un autre assure la couverture des familles les plus pauvres, celles dont les revenus sont en dessous du seuil de pauvreté. Et depuis dix ans, force a été de mettre en place une assurance pour les enfants vivant dans des familles trop pauvres pour se payer une assurance privée mais... pas assez pour avoir droit à la couverture de l'État. C'est à l'occasion du renouvellement de ce système par le Congrès que le président de la nation la plus riche du monde a opposé son veto !

Pour étendre cette protection sociale, la loi prévoyait d'allouer 35 milliards de dollars en cinq ans. C'en est trop pour Bush, qui souhaitait limiter l'augmentation à 5 milliards de dollars, sous prétexte de ne pas ouvrir la porte du système de santé au loup du contrôle étatique.

Dans le même temps Bush réclame, pour continuer sa guerre en Irak et en Afghanistan, une rallonge de 42 milliards, soit au total une enveloppe de 190 milliards de dollars pour 2008 !

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