RATP Un seul choix : La lutte26/09/20072007Journal/medias/journalnumero/images/2007/09/une2043.jpg.445x577_q85_box-0%2C104%2C1383%2C1896_crop_detail.jpg

Dans les entreprises

RATP Un seul choix : La lutte

Depuis que le gouvernement a annoncé qu'il veut s'en prendre aux régimes spéciaux, de nombreuses discussions ont lieu dans tous les secteurs de la RATP. En 2003, direction et gouvernement avaient promis qu'ils ne toucheraient pas au régime spécial. Depuis, la situation s'est passablement dégradée. La caisse retraite est déjà " adossée " au régime général. Pour la partie de la branche maladie, la gratuité intégrale des soins et des médicaments n'existe plus non plus. Par contre, restent encore les 37,5 annuités pour partir au maximum de la pension, calculée sur les six derniers mois du salaire. Une partie des agents bénéficient en outre de la possibilité de partir à 50 ans, s'ils ont 25 ans de service. Mais leur retraite est alors calculée au prorata de ce qu'ils ont cotisé.

Devant les menaces qui maintenant s'accélèrent, les réactions syndicales ont été presque inexistantes. À l'assemblée générale de rentrée des militants CGT de la RATP, tenue dans les premiers jours du mois de septembre, la tonalité des déclarations des dirigeants syndicaux s'apparentait à des lamentations, certains essayant de convaincre que, s'il fallait évidemment défendre le régime de retraite, il ne servait à rien de s'accrocher aux 37,5 annuités ; qu'il faut plutôt parler de la " pénibilité " du travail, une manière d'entrer dans le jeu de Sarkozy en acceptant les mesures qu'il souhaite.

Jeudi 20 septembre, les syndicats de la RATP se sont rencontrés. Leurs critiques ont surtout porté sur le calendrier imposé par le gouvernement. Quant à l'appel à la grève des cheminots, ils ont décidé de ne pas s'y joindre. Mais le 25 septembre, la CGT a finalement choisi d'appeler à la grève du 18 octobre. Cette décision, attendue par beaucoup, ne manquera pas de rendre l'ambiance plus électrique.

Il n'en reste pas moins que les lenteurs, les hésitations, voire les limites posées par les appareils syndicaux (la CGT refuse par exemple de mettre en avant les 37,5 annuités), montrent qu'ils sont prêts à répondre aux propositions de négociation par entreprise, puis par métier, que leur fait le gouvernement.

Dans les secteurs, c'est encore l'inquiétude qui domine. Mais une minorité est d'ores et déjà déterminée à ne pas se laisser faire. Au métro, quelques assemblées générales ont eu lieu, dans au moins trois secteurs, même si la direction de la CGT ne cherche pas à les organiser pour le moment. Sur la ligne 9, Mairie-de-Montreuil - Pont-de-Sèvres, où la grève en 2003 avait été particulièrement bien suivie, ceux qui étaient présents se disent prêts à repartir en grève. Dans une autre réunion qui a eu lieu à Massy, sur la ligne B du RER, l'ambiance était aussi à la colère et à partir en lutte le 18 octobre avec les cheminots.

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